Alors, on continue ? Malheureusement, oui. A croire que l'avenir se lit dans "la" mare de...
La semaine qui s'ouvre sera celle de l'offensive du PS contre Dominique de Villepin, avec une motion de censure contre le gouvernement, déposée mardi, sans aucune chance de succès mais pour continuer à discréditer le gouvernement. "Notre pays traverse l'une des plus graves crises politiques de la Vème République", déclarent les députés socialistes dans le texte de la motion. "Comment une telle équipe peut-elle continuer à travailler pour le pays dans ce climat délétère, alors que les causes de ce délabrement se situent en son sein même ?" questionnent encore les députés.
Chacun voit midi à sa porte...Même si l'UDF la vote - son chef François Bayrou, candidat à la présidentielle, l'a annoncé dimanche - la censure n'a de toutes façons aucune chance de passer, l'UMP détenant la majorité absolue des voix à l'assemblée.
Reste que l'essentiel n'est pas là. Oui mais... peut-on continuer comme celà jusqu'aux élections prochaines. Sans doute, non. Et puisque la France est en crise, à cause des politiques et de la presse qui se déchaînent, le changement au sommet est probable.
Mais alors qui... qui peut permettre d'apaiser le contexte "abracadabrantesque" pendant quelques mois ? Un homme le sait, ou du moins le pense. C'est Jean-Louis Borloo.
"Populaire", "social", "sans ambition présidentielle", il est pour ses amis du Parti radical, l'homme idoine. De fait, l'homme s'est livré dimanche, a une "leçon de choses", tentant de faire le bilan - positif - du gouvernement.
Tout en refusant les "spéculations" de ses amis, le ministre de la cohésion sociale - écarté par Villepin des négociations sur le CPE - a mis en avant les réformes des retraites, de l'assurance-maladie, l'assouplissement des 35 heures, la modernisation de la loi dite de modernisation sociale pour les seniors, la baisse du chômage, les moyens accrus pour la police (il s'est récemment raproché de Sarkozy)...
Bref, il a tenté de ramener le débat à l'essentiel. Et l'un de ses proches a estimé que "de la fracture sociale à la cohésion sociale, seul Borloo permet au président Jacques Chirac de boucler la boucle".
Puisque nous en sommes à tenter de panser les plaies de la France à l'aveugle, pourquoi pas Borloo jusqu'en 2007 ? Pourquoi pas une cautère sur une jambe de bois !