Je viens d'apprendre que la France cherche désespérément à attirer les femmes vers les métiers de la recherche. Non qu'elles ne soient pas scientifiques, puisqu'au niveau du baccalauréat, il y a autant de filles que de garçons dans la filière scientifique, mais le problème se situe après….



Car elles préfèrent les professions médicales à la recherche fondamentale. Plusieurs raisons à cela, mais la principale réside dans l'autonomie qu'une femme peut avoir dans un cabinet médical pour gérer son emploi du temps (éventuellement libre le mercredi, voire le samedi, pas ou peu d'astreinte d'urgence). La plupart d'entres elles choisissent d'ailleurs des spécialités telles que la dermatologie, l'ophtalmologie, la radiologie ou la gynécologie (sans l'obstétrique), qui nécessitent rarement d'urgence nocturne.



Bref, tant que la France traitera la femme comme une vache laitière qui va manquer des mois de travail pour cause de maternité voire de congé parental, elle sera pénalisée et ne percera pas ou rarement le plafond de verre, permettant d'accéder aux postes à haute responsabilité.



Ce fait, le ministre délégué à l'Enseignement et à la recherche François Goulard semble en avoir pris conscience en annonçant lundi une série de mesures pour inciter les femmes à choisir la science dite "dure", ou fondamentale.

Mais ces mesures semblent bien maigres et le problème n'est d'ailleurs pas l'apanage de la science. Combien de femmes accèdent aux postes importants de direction dans les entreprises, les banques ou… à Bercy ?



Une femme à la tête de l'Elysée changera-t-elle la donne ? Je ne le crois pas. Elle servira plutôt d'exception qui confirmera la règle.

Or, dans 10 ans, 40% des chercheurs auront pris leurs retraites. Il faut libérer la recherche de son machisme, car c'est le secteur clé du développement de la France, tellement en retard par rapport au reste du monde. .

J'exècre les mots "parité" ou "quota" car ils donnent l'impression que l'on nomme des femmes non pour leur compétence mais uniquement parce que ce sont des femmes. Je souhaite en revanche que les femmes puissent suivre l'exemple d'une Christine Lagarde (femme ET maman) aujourd'hui ministre, mais dont la brillante carrière l'amena surtout au sein du cabinet Baker et Mac Kenzie (4.400 collaborateurs dans 35 pays), à gravir tous les échelons jusqu'à en devenir la présidente.

Messieurs et Mesdames les candidat(e)s à l'élection présidentielle, cessez de rabaisser la femme en parlant de "discrimination positive", et agissez autrement !