Pour mon premier billet 2007 (au fait, bonne année à tous !), j'ai choisi de vous étonner : et si notre futur président de la République s'appelait Pierre Hénaut ?

Qui ? Vous avez bien lu, Pierre Hénaut. Médecin généraliste, passionné de pêche à la mouche, il a 40 ans, est maire sans étiquette d'une petite commune et est engagé "avec optimisme" dans la bataille de la présidentielle.

Il aime LA politique, la vraie : "je souhaite rendre hommage à la politique et en particulier aux élus locaux (...) J'ai toujours été passionné par la politique, métier noble. Je n'ai jamais cru aux "tous pourris". La plupart des élus sont honnêtes et travaillent énormément", explique-t-il.

Mais il dénonce "la dérive des conseillers en communication, ceux qui font disparaître les idées derrière les slogans".

L'idée de se présenter lui est venue en 2002 en voyant un reportage consacré à la campagne de Lionel Jospin. "Je me souviens de l'avoir vu désespéré face à ses conseillers qui lui demandaient de sourire. Des "communicants" dans l'illusion du pouvoir, avec des idées souvent dérisoires", commente-t-il.

Bon, allez, trêve de plaisanterie ! Pierre Hénaut est un personnage imaginaire, mais il vivra tous les jours, sous les traits de l'humoriste Michel Muller, à partir du 15 janvier sur Paris Première, pendant 4 minutes à 20H40.

Bien sûr, cette candidature est fictive, mais Michel Muller se servira de son humour noir, très noir, et de son mauvais esprit pour brocarder la campagne présidentielle au jour le jour. Celui qui avait "allumé" les invités de Canal + dans l'émission "Nulle part ailleurs" avec son fameux "Fallait pas l'inviter", où il ne faisait précisément pas de cadeaux à l'invité, ne s'est pas fait que des amis. Mais peu lui chaut.

Bouffon, il le revendique, mais il faut tout de même savoir que derrière le bonhomme sarcastique, il y a un ancien étudiant ingénieur, qui a notamment roulé sa bosse en donnant bénévolement des cours de maths dans les prisons. Il en a d'ailleurs tiré des sketches poignants.

Personnellement, j'ai hâte de voir si, par delà son ironie et sa répartie acide, il n'assènera pas les vérités qu'aucun politique n'ose dire, ni même aucun journaliste écrire.

Un trublion politiquement incorrect dans une campagne qui ne l'est que trop... Qui sait ? Cela pourrait peut-être faire avancer les débats dans le bon sens.