Thales-Alenia-Space a annoncé il y a quelques jours qu'elle allait lancer une activité de tourisme spatial. A l'heure où le changement climatique et les émissions de gaz à effet de serre posent un problème grave à la planète, cette activité nouvelle pose question : pour un lancement spatial, il faut 150 tonnes de propergol qui brûlent en quelques secondes ou minutes, dégageant la puissance de plusieurs centrales nucléaires. Il est difficile de croire que cette opération n'a pas d'impact environnemental, que ce soit par émission de gaz à effet de serre ou par émission de composés chimiques plus ou moins polluants.

Le bilan environnemental de cette activité a-t-il été complètement fait ? Ne faudrait-il pas le faire avant de s'engager dans le développement d'une activité de loisir ? Ne faudrait-il pas enfin imaginer dès le démarrage de cette activité une forme de réparation de ces effets négatifs sur la planète, qui n'ont d’autre raison d'être après tout que le plaisir – certes grand, qui n'a pas rêvé d'un vol au dessus de la Terre ? – de quelques personnes ? Sans même parler de l'effet négatif sur le reste de la population mondiale, qui se sent automatiquement ravalée au simple rang de piéton…