L'environnement est fortement d'actualité. En France en raison du Grenelle de l'environnement. Dans le monde, grâce à l'initiative de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, de provoquer un nouveau sommet sur les changements climatiques. Pour que des études, des discours, voire des palabres, sortent des politiques concrètes et "durables", la volonté politique est nécessaire à tous les niveaux, dans tous les pays, dans toutes les entreprises.

Cela ne se fera pas si on se contente de constater les dégâts présents (par exemple la pollution des rivières, pas seulement en Chine et en Inde mais aussi dans tel coin de Bretagne ou du Périgord). Il faut avoir conscience des évolutions en cours qui bousculent les équilibres traditionnels. La première et la plus massive est l'accroissement de la population. On oublie trop que depuis un siècle nous sommes passés de 1,5 milliard d'habitants à plus de 6,5 milliards. On a beau dire que la production industrielle présente des inconvénients et que les ressources énergétiques "naturelles" vont s'épuiser, on ne peut pas pour autant s'arrêter de produire.

Qui plus est alors que 1,5 milliard d'hommes vivent plus ou moins à l'occidentale, 4 milliards de candidats à la société de consommation entrent progressivement dans le "système" (le milliard restant étant, pour l'heure, incapable – hélas – de s'en rapprocher). Mais alors qu'on s'inquiète déjà des conséquences des consommations actuelles sur le climat et certains équilibres naturels, il faut prendre conscience que sans de rapides et profondes évolutions dans les modes de production et de consommation, de formidables défis nous attendent.