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La démocratisation de l'enseignement scolaire, engagée au cours des deux dernières décennies, est un incontestable succès. Dans le même temps, cependant, notre système éducatif rencontre de réelles difficultés, notamment dans la lutte contre l'échec scolaire.

La démocratisation de l'enseignement scolaire : un objectif atteint

L’objectif, fixé en 1985 par Jean-Pierre Chevènement, de conduire 80% d’une classe d’âge au baccalauréat a formidablement accéléré la démocratisation de l'enseignement scolaire. En moins de dix ans, le pourcentage d'une classe d'âge titulaire du baccalauréat est passé de 30% à 60%. En 1994, ce taux atteint 70%, un chiffre que l’on peine toutefois à dépasser depuis.

Apprentissage des fondamentaux : des résultats mitigés

Dans le même temps, cependant, le système français d'enseignement scolaire ne semble pas être parvenu à assurer à tous une formation de qualité. Les études internationales révèlent en effet des lacunes importantes sur le plan de l'acquisition des connaissances :

A la fin de l’école primaire, un peu moins du tiers des élèves maîtrise l’intégralité des compétences en compréhension écrite et orale fixées par les programmes. 

A la fin du collège, ils ne sont plus qu’un quart des élèves à maîtriser l’ensemble des compétences générales attendues.

C'est à cette situation qu'entend remédier la loi sur l'avenir de l'Ecole, à travers la définition d'un "socle commun des connaissances et compétences".

Les ratés de la lutte contre l'échec scolaire

En outre, chaque année, 60 000 jeunes quittent le système éducatif sans aucune qualification sanctionnée par un diplôme. Ce chiffre est à mettre en regard avec le niveau anormalement élevé du chômage des jeunes puisque, cinq ans plus tard, la moitié d'entre eux est encore sans emploi.
Cet échec collectif est largement dû à la dévalorisation de l'enseignement professionnel. Celui-ci reste en effet trop souvent considéré comme une voie de relégation, alors même que la professionnalisation des formations constitue la meilleure des garanties contre le chômage.

Promotion sociale : des blocages persistants

Autre faiblesse alarmante de notre système éducatif, sa difficulté à jouer son rôle de promotion sociale et d'intégration. La démocratisation de l'enseignement a laissé subsister de réelles inégalités : à peine 30% des enfants d'ouvriers non qualifiés ou d'inactifs accèdent aux formations post-baccalauréat. A contrario, 80% des enfants de cadres poursuivent des études supérieures. C'est à ces blocages qu'entend s'attaquer la récente relance de l'éducation prioritaire.

Des moyens pourtant importants

La France consacre pourtant des moyens importants à l’enseignement scolaire : en 2003, elle dépensait ainsi, par an, 7 150 euros pour former un collégien, 9 750 euros pour un lycéen des filières générale et technologique, et 10 130 euros pour un lycéen de la filière professionnelle.
Ce niveau de dépenses par élève est élevé par rapport aux normes internationales, et a quasiment doublé en euros constants depuis 25 ans, sous l'effet conjugué de la diminution des effectifs par classe et de la revalorisation des salaires des enseignants.

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Les réactions

5. dimanche 26 mars 2006, 00:08 SA

"70% d'une classe d'age amenée au niveau du Baccalauréat" ... ou devrait on dire "Le Baccalauréat rapporté à 70% d'une classe d'âge." Je ne pense pas que l'objectif soit atteint lorsqu'on laisse rimer "Démocratisation" avec "Dévalorisation". La dérive des côuts : Nous pourrons rappeler ici que près de 32 000 "enseignants" sont payés sans avoir d'élèves face à eux. L'Etat n'aurait il pas le devoir de montrer l'exemple et d'éviter les "emplois fictifs" ? Je crains fort que le statut d'enseignant (protégé de tout licenciement pendant 45 ans minimum) ne soit le principal frein à la notion naturelle de performance attendue d'un stytème qui engloutit le plus gros du budget de l'Etat. Pourquoi pas, comme dans l'armée, instaurer des contrats de 5 ans renouvelables et faciliter la mobilité "au mérite" plutôt qu'à l'ancienneté ? Le travail qui nous attends est colossal et il faudra bien l'affronter sans baisser les bras.

4. vendredi 20 octobre 2006, 00:42 Arn

Comment se renouvellent les pratiques pédagogiques ? Y a-t-il de la recherche et surtout est-elle connectée à la pratique ? Y a-t-il des échanges entre la formation des adultes et la formation des plus jeunes (au niveau des méthodes...) ? Y a-t-il des échanges avec l'enseignement privé, avec et sans contrat (toujours sur les méthodes) puisque celui-ci dispose d'une iberté d'expérimentation un peu plus importante ? Le débat est tellement centré sur la dépense, les statuts, l'organisation administrative, le nombre d'heures pour les enseignants, la durée des vacances, etc... que j'ai l'impression que l'on oublie de parler du principal : les objectifs (enseigner ou éduquer), les méthodes, l'inovation... Deux exemples : - le débat sur les méthodes d'apprentissage de la lecture me parait d'une pauvreté sans limite et d'une idéologie tout aussi profonde. Alors qu'il existe un réel problème. - l'introduction des nouvelles technologies paraît être pour le moment une coquille vide et reposer sur la passion et l'engagement d'une poignée d'enseignants. Il manque un sens à tout ça, une vision d'avenir. Un comble pour une activité qui s'adresse aux enfants.

3. vendredi 10 novembre 2006, 05:18 le bretton

L'ambition d'amener 80% d'une classe d'âge au bac était un projet démagogique qui refusait l'évidence: on n'améliore pas l'intelligence moyenne d'une génération en 20 ans! Donc il ne restait plus qu'à abaisser le niveau de sélection qu'était le bac afin d'accroître artificiellement le pourcentage des bacheliers! Ce qui a été fait avec les conséquences que l'on observe: la sélection se fait en université où un pourcentage important abandonne au bout de 2 ans. Est-ce un progrès? Certainement pas car si un jeune peut se réorienter quand il a encore 16/18 ans, ce n'est plus aussi facile quand il atteint 20/21 ans. En voulant "faciliter" l'obtention d'un diplôme qui, dans les années 60, était encore un gage de bon démarrage dans la vie active, on a créé des rejetés du système scolaire qui sont très difficiles à introduire dans le tissu d'activité!

2. dimanche 21 janvier 2007, 22:24 jose wels

Non, le nombre d\'élèves par classe n\'a pas diminué et le salaire des profs pas augmenté. Dans un système sélectif comme le notre, la priorité est d\'inclure le soutien scolaire et l\'aide aux devoirs aux missions du service public, dès le plus jeune âge.

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