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Les points de blocageLes réformes en coursEtat des lieux

Au cours des trente dernières années, l'Education nationale a connu de très nombreuses réformes. On dit parfois qu'il y en a eu autant que de ministres... Mais, de façon générale, le système éducatif n'a été modifié qu'à la marge, sans vraie réflexion sur l'efficacité des moyens engagés. C'est dans cette perspective qu'on est tenté d'interpréter deux initiatives récentes : la loi de 2005 sur l'avenir de l'Ecole et la relance, à la fin de la même année, de l'éducation prioritaire.

La loi sur l'avenir de l'Ecole

Dans le cadre du vaste chantier sur l’avenir de l’école lancé en 2004, la commission dirigée par Claude Thélot a doté l’Ecole de cinq grands objectifs :

  • L'acquisition, par chaque élève, d'un "socle commun de connaissances", 
  • La lutte contre l'inégalité sociale, notamment grâce à une augmentation du nombre et du montant des bourses au mérite,
  • La maîtrise orale, par chaque élève, d'au moins une langue étrangère
  • La valorisation de la filière professionnelle
  • Un meilleur accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Les conclusions de la commission Thélot ont inspiré la loi d’orientation et de programme pour l'avenir de l'École promulguée le 23 avril 2005. Ce texte engage la modernisation de l'Éducation nationale selon trois axes :

  • Mieux faire respecter les valeurs de la République, 
  • Mieux organiser les établissements et les enseignements, 
  • Mieux gérer le système éducatif.

Ambitieuse dans ses objectifs, la loi sur l'avenir de l'Ecole s'inscrit cependant dans le cadre du système actuel, qu'elle ne modifie qu'à la marge. Dans ces conditions, il n'est pas certain qu'elle puisse atteindre, mieux que par le passé, les objectifs qu'elle s'est fixés.

La relance de l'éducation prioritaire

Les troubles dans les banlieues, à la fin de l'année 2005, ont conduit le gouvernement de Dominique de Villepin à décider en urgence d’une relance de l'éducation prioritaire.
Le plan annoncé par le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, poursuit quatre grands objectifs :

  • L’implication accrue des parents dans le suivi scolaire de leurs enfants,
  • L’augmentation massive du nombre de bourses au mérite, qui passera, dès 2006, de 28 000 à 100 000,
  • Une lutte plus efficace contre l'échec scolaire. Afin de faire découvrir les filières d'excellence, 100 000 étudiants de grandes écoles et d’universités s'engageront dans l'accompagnement de 100 000 élèves de collèges ou de lycées situés dans des zones d'éducation prioritaire.
  • Une meilleure adaptation de la formation des professeurs aux conditions d'enseignement : les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres proposeront ainsi des cursus spécialisés dans l’enseignement en éducation prioritaire.

Les mesures de ce plan de relance portent sur les points de fragilité extrême du système actuel. C'est leur vertu, et en même temps leur limite car elles n'ont pas vocation à agir sur le cœur du dispositif - à moins d'élargir sans cesse les zones d'éducation prioritaire, ce qui reviendrait à en nier le principe.

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