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Les points de blocageLes réformes en coursEtat des lieux

La modulation des droits de scolarité

Le tabou de l’augmentation des droits de scolarité
Malgré le consensus général sur la nécessité de dégager davantage de moyens financiers pour les universités françaises, les solutions sont loin de faire l'unanimité. En effet, une hausse significative des ressources impliquerait d'accepter davantage de contributions en provenance des entreprises et surtout de mettre en place des droits de scolarité nettement plus élevés.

Une telle évolution se heurte au tabou de la gratuité et de l'égalité d'accès à l'enseignement supérieur. Pourtant, l'attachement déclaré au principe d'égalité ne va pas sans contradictions, puisque le système actuel sécrète des inégalités profondes : non seulement les enfants des classes aisées représentent la majorité des effectifs étudiants, mais ils ont en outre la possibilité de compenser les insuffisances du système en accédant à des services (stages, séjours à l’étranger, cours de langues etc.) que l'université n'a pas les moyens de leur proposer.

L'autonomie des universités

Autre point de blocage, la difficulté à instaurer une véritable autonomie des universités. La dernière réforme, en 2003, a buté sur ce point. Pourtant, une autonomie accrue, à la fois sur le plan financier et sur le plan pédagogique (choix des programmes, recrutement des enseignants, des élèves…), pourrait augmenter la marge de manœuvre des universités françaises dans une compétition désormais internationale.
Cette autonomie ne peut toutefois bien fonctionner que si elle s'exerce dans le cadre d’une véritable gouvernance, transparente et ouverte, ce qui est encore loin d'être le cas du système français.
Plus largement, les idées d'autonomie et de concurrence se heurtent au refus d’introduire la sélection dans l’enseignement supérieur. Pourtant, celle-ci existe déjà : 

  • D'abord au sein du système parallèle des grandes écoles, des STS et des IUT,
  • Ensuite en laissant de côté, chaque année, des dizaines de milliers d'étudiants qui n'arrivent pas à finir leur cursus, ou qui ne trouvent pas de débouchés à l'issue de celui-ci.

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Les réactions

5. dimanche 26 mars 2006, 00:06 Boulgakof

Une petite proposition sur la sélectivité des facs: Une fac permettant de s'élever ET de trouver des débouchés Croyez moi, c'est plus simple que cela pourrait laisser croire... Constats -De nombreuses formations n’offrent pas de débouchés correspondant au niveau d’études ex : STAPS, philo, sciences sociales, histoire de l’art, psycho… Conséquence : décider de suivre ces filières est un risque que seuls des étudiants bien lotis financièrement peuvent s’offrir sans trop d’angoisse ou de petits boulots. -On ne travaille pas beaucoup à la fac avant le troisième cycle. Conséquence : de l’énergie et du temps perdus -Les formations sont trop spécialisées pour appréhender des phénomènes globaux. Conséquence : des apports limités entre disciplines -Les français sont très attachés à la possibilité de pouvoir étudier des matières improductives économiquement mais permettant de s’élever intellectuellement (ou physiquement). -Le bac ne signifie plus grand chose. Propositions : deux possibilités A : Instauration d’un numerus closus à l’entrée des facs, correspondant à peu près aux évaluations des besoins futurs du marché du travail (un peu supérieur parce qu’il faut un peu mettre la pression en laissant la possibilité d’échec). Solution très simple mais qui risque de mettre les facs sans dessus-dessous, genre Devaquet. B :Jusqu’en licence, les étudiants suivent obligatoirement une majeure et une mineure : Le système : Après le bac : 1/ Les bacheliers présentent la liste de leurs préférences quant aux matières qu’ils veulent étudier, dans l’ordre de préférence. 2/ Selon les notes du bac, les facs choisissent leurs étudiants en majeure avec un numerus closus un peu moins restrictif, uniquement pour les majeures. Pas de numerus closus en mineure. 3 / Les étudiants suivent les cours qu’ils veulent, sachant que la majeure assure 70% des points. La mineure 30%. Le passage se fait sur la moyenne pondérée. Tous les cours, TD et vidéos des cours doivent êtres disponibles sur internet. Après la licence : 1 / Les diplômés indiquent leur maîtrise préférée entre leur majeure et leur mineure. 2 / Les facs sélectionnent leurs étudiants en fonction de leur moyenne pondérée, avec un numerus closus plus restrictif qu’avec la première sélection, et une note minimum pour leur matière. 3 / Les étudiants suivent encore les cours qu’ils veulent, mais seuls ceux qui ont étés sélectionnés auront leurs copies d’examens blancs et autres exercices corrigées, et bénéficieront d’un suivi des profs. Pour les étudiants décidant de passer leur ancienne mineure (ou majeure ou autre matière) en candidat libre : Ils sont en concurrence sur le nombre de postes proposés aux maîtriseux sélectionnés pour l’enseignement. Les points obtenus au dessus de 10 sont ajoutés à la note de l’autre maîtrise. Toutefois, ces points ne rentrent en compte que pour le diplôme, pas pour l’enseignement. Enfin, pour le doctorat, le système ne change pas. Exemple : Après le bac : 1/Choix d’un étudiant : Philo, puis sciences-po, gestion, puis économie, puis sciences physiques, puis sociologie, puis philologie, puis psycho, puis ….. (c’aurait été mon choix) Notes du bac : maths 15, histoire géo 6, économie 13, philo 14, français 10,….( c pas mes notes) 2/La fac de philo recrute les étudiants en majeure à partir des notes de français et philo. Le numerus fait qu’ils ne recrutent pas à moins de 13. Tant pis ! Science po recrute sur Histoire-géo, Economie, Philo et français. Minimum admissible : 14. Tant pis encore ! Gestion recrute sur économie, maths, français, à partir de 11. Bingo ! Ma majeure est donc Gestion, ma mineure est mon premier choix non validé : Philo. Après la licence : 1 / Je préfère suivre la maîtrise de Philo. Notes : gestion 18, philo 11. moyenne pondérée : 15, 9 2/ La fac de Philo recrute à partir de 15 (selon le numerus closus, donc variable d’une année à l’autre) , mais demande un minimum de 12 en Philo. Je ferais donc Gestion. 3/ Je passe la gestion, et la philo en candidat libre pour ma maîtrise. J’obtiens 9 en gestion, 13 en philo. Pas suffisant pour être prof de philo (14 minimum, toujours variable selon numerus closus), ni de gestion (13). Pas suffisant non plus pour avoir la maîtrise de gestion, si je n’avais pas passé la philo. Diplomes obtenus : maîtrise de gestion. Note : 9 + 3= 12 Maîtrise de philo. Note : 13 Je m’arête là, pour aller bosser. Voilà Voilà. Ce système me paraît équilibré, et je ne crois pas qu’il pourrait susciter de grandes résistances de la part des étudiants. C’est une solution à un des trois grands défis de la fac française, celui des débouchés. Il en reste encore deux : un certain mandarinat népotique professoral, et l’introduction de la pratique dans le cursus.

4. mercredi 12 avril 2006, 12:23 G-Alexandre

Plusieurs pistes sont à explorer dans l'ordre indiqué pour améliorer l'enseignement supérieur. 1)avant toute augmentation des crédits, il faut changer le mode de fonctionnement des cours. Ainsi je propose: -supprimer la majorité des cours en amphi tenu par des professeurs peu intéressé par des cours de type TD pour les trois premières années du cursus. L'enseignant sera un chargé de TD. Cela évitera ainsi de perdre des étudiants capables mais dégoutés par les longues heures d'amphi. -augmenter le quota d'heures pour assurer des cours de qualité et plus fouillés. -contrôler les professeurs enseignants dans leur travail. En effet trop souvent, l'enseignant est roi dans sa matière et certains en profitent. -changer les programmes, notamment de gestion etd'économie pour être plus en accord avec le monde d'aujourd'hui et ses innovations perpétuelles. -développer les stages en entreprise ou en institution, bref confronter les étudiants avec le monde professionnel. 2)développer l'autonomie des unniversités afin de favoriser la concurrence entre elles. Ainsi chacune se dépassera et se remettra en question(ce qui je l'assure pour être étudiant dans l'une d'entre elles, n'est pas le cas). 3)supprimer les concours dans les centres dit d'excellences qui aboutit à une discrimination(argent pour les préparer par exemple) et les remplacer par une étude de dossier qui permettra ainsi de se focaliser sur les compétences de l'individu et non sur ses seules qualifications. 4)l'exemple anglais est souvent pris en modèle mais seulement lorsqu'il parle d'augmenter ses droits de scolarité!!!!Il faut dépasser cette idée. Ainsi en Angleterre, un étudiant de philosophie peut travailler après en gestion. Il faut donc encourager ses comportements auprès des entreprises.Cela résoudra le problème du choix des filières 5)Revaloriser le niveau bac afin d'éviter que les étudiants les moins capables ne se précipitent à l'université pour avoir des diplômes. Ensuite introduire une sélectivité par dossier comme pour les filières d'excellences. 6)Maintenant et SEULEMENT MAINTENANT augmenter les droits de scolarités suivant le principe de dégressivité par rappport aux revenus de la famille pour être juste.Le fait d'effectuer cette étape maintenant permet de justifier le prix supplémentaire à payer. En effet les réformes énoncées avant auront permis de créer de la valeur ajoutée. En outre, il faut doter les universités de la capacité de distribuer les bourses qu'elles veulent aux étudiants qu'elles choisissent. Voila ce qui je pense devrait être une base de travail pour les réformes de l'enseignement supérieur. Bien sur il y' a certainement des choses à modifier ou à ajouter mais l'essentiel est la. Je précise pour conclure que ce n'est qu'au prix de ces réformes que nous pourront avoir un enseignement supérieur efficace. Raboter ce programme et c'est l'echec assuré.

3. mardi 30 mai 2006, 17:29 James Arly

Pourtant, Boulgakof, sans le boulot en amphi dans les 1° et 2° cycle, on a des "mauvais" en 3°... Vrai pour les formations transversales en fac (qui manquent). Pour le reste, un peu compliqué quand même : On va retrouver instit des types qui ont l'école du louvres en poche alors qu'ils voulaient être chercheurs de peptides à l'institut Pasteur....

2. mardi 30 mai 2006, 17:31 James Arly

Remarque, le type existe : Ma fille l'a comme instit... Mon problème dans ton système, c'est qu'une fois que je ne ferai "rien définitivement", j'aimerai passer un doctorat de physique nucléaire (Je suis mauvais en maths : Je ne sais pas compter pour être un enfant de l'école publique, même si je maîtrise quand même jusqu'aux grands nombres. Mon métier m'y oblige). C'est une passion ! Comment je fais ?

1. mardi 30 mai 2006, 17:37 James Arly

G-Alexandre : Pourquoi toujours augmenter les crédits z'et budgets ? C'est vraiment une manie ou c'est une réaction à ton président qui t'as dit qu'il n'avait pas le pognon pour étudier tes idées ?.... Tu sais, pour avoir été "Président"(pas encore de la République pour aller picoler la meilleure cave de France ensemble) c'est aussi ce que je disais quand on m'emm... ! Mais c'est faux : On trouve toujours de l'argent pour des projets, il suffit d'être convaincant (Je sais, j'ai su faire, quitte à déshabiller Pierre le consentant pour habiller Paul le laisser pour compte, du moment que les chefs ne voient rien quant à l'enveloppe et qu'ils sont contents du résultat)...

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