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Suède : une optimisation des moyens engagés

Poursuivant un objectif de décentralisation et de rationalisation des moyens engagés, la réforme de l'enseignement scolaire suédois a emprunté quatre voies principales :

  • La décentralisation de la gestion du corps enseignant,
  • La liberté donnée aux parents dans le choix de l'établissement de scolarisation de leur enfant,
  • La baisse du taux d'encadrement,
  • L'annualisation de la charge d'enseignement des professeurs.

Un large transfert de compétences aux municipalités

Pendant les années 1960, la Suède a unifié l'école primaire et le collège :  l'école de base obligatoire est devenue unique et scolarise les enfants de 7 à 16 ans. La réforme de 1985 a transféré aux municipalités la responsabilité de l'organisation matérielle de la scolarisation. A partir de 1991, les enseignants sont devenus des employés municipaux, sans pour autant bénéficier du statut de fonctionnaire.
Dans le même temps, leur recrutement a été totalement décentralisé, au niveau des municipalités, voire des écoles. Les postes disponibles doivent faire l'objet d'une publicité ; il n'y a donc pas de mouvement de mutation organisé de façon nationale. En revanche, les négociations concernant le statut et la rémunération des enseignants sont organisées entre l'Association suédoise des gouvernements locaux et l'Association nationale des enseignants.

Le principe du libre-choix de l'établissement de scolarisation

Les parents peuvent également choisir librement l'établissement scolaire de leurs enfants. Débattue pendant dans les années 1990, la question a fait l’objet d’échanges particulièrement houleux

  • Entre les sociaux-démocrates, pour qui ce principe ne devait s’appliquer qu’aux écoles publiques de la zone de résidence des enfants,
  • Et les modérés du centre-droit qui souhaitaient l'élargir à l’ensemble des écoles qu’elles soient publiques ou privées.

En outre, et contre l’avis des sociaux-démocrates, les modérés du centre-droit  souhaitaient que la subvention par élève, accordée à toutes les écoles, privées comme publiques, soit maintenue. La réforme l’a permis, de sorte que la scolarité est partout gratuite.

L'abaissement du taux d'encadrement

La crise budgétaire des années 1990 a entraîné une politique drastique d'économies puisque les coûts pour l'enseignement de base ont été réduits de 17%. Cela s'est traduit par une diminution des personnels non enseignants et une augmentation du nombre d'élèves par enseignant dans la limite, toutefois, de 25 élèves par classe.

L'annualisation de la charge d'enseignement

Enfin, la charge d'enseignement n'est pas définie en heures de cours mais en nombre d'heures annuelles. Les 1 767 heures dues par chaque enseignant se décomposent ainsi en :

  • 1 360 heures de présence dans l'établissement sur 194 jours (soit 7 heures par jour),
  • 104 heures à la disposition des enseignants pour des activités de formation professionnelle (depuis l'an 2000) ,
  • Et 303 heures pour des services divers de nature administrative (travail d'équipe pour la définition du projet d'école, soutien des nouveaux entrants…).

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