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Etats-Unis : autonomie, sélection et puissance financière

Le succès du système américain d'enseignement supérieur repose sur trois piliers :

  • Une large autonomie des universités,
  • Une forte attractivité internationale,
  • De puissantes ressources financières.

La totale autonomie des universités

L'autonomie des universités américaines, qu'elles soient privées ou rattachées aux Etats fédérés, est totale. Elles ont la liberté :

  • De choisir leurs méthodes d'enseignement
  • De définir le contenu de leurs programmes
  • De positionner leurs diplômes, 
  • De sélectionner les étudiants à l'entrée,
  • De recruter les enseignants par appel d'offres national ou international, 
  • De gérer leur patrimoine immobilier, financier et intellectuel.

Une attractivité internationale

Les universités américaines attirent les meilleurs enseignants et étudiants grâce à de véritables politiques marketing et à des conditions financières alléchantes : le salaire d’un enseignant de l’université de Columbia varie ainsi entre 60 000 et 300 000 $ par an. Le montant des aides accordées aux meilleurs étudiants atteignait, en 2003, 68 Md$.
Fruit de cette attractivité, les Etats-Unis occupent la première place mondiale en nombre de publications scientifiques internationales et de brevets déposés.

Des ressources financières considérables

Les universités américaines disposent également de ressources considérables. Le budget de l’université de Harvard est de 2 Md$, celui de Madison (université publique) 1,8 Md$. Les financements publics ne représentent que la moitié du financement total de l'enseignement supérieur.

Parmi les financements privés :

  • Les frais de scolarité, qui représentent près de 40% du budget global des universités (contre moins de 15% en France). Dans les universités publiques, ils sont compris entre 4 000 et 6 000 $ par an, mais 50% des étudiants bénéficient d'une aide financière significative,
  • Le fund-raising (dons des anciens étudiants ou d’entreprises partenaires),
  • Les revenus du patrimoine (celui de Harvard, estimé à 22 Md$, lui rapporte 700 M$ chaque année).

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Les réactions

8. mercredi 29 mars 2006, 23:21 Danton

D'accord,mais combien de jeunes font des études supérieures, dans le "american dream" ?

7. mardi 31 octobre 2006, 18:27 Charly

Il n'y a pas tant d'universites publiques... et seulement les etudiants habitant dans le meme etat ont des pris reduits comme ,000 pour 2 semestres. Pour la plupart des autres universites (les plus connus), c'est au moins du ,000 par an (donc 0,000 pour les 4 ans de fac). L'assurance maladie n'est pas inclue dedans. Les aides financieres couvrent rarement la totalite des frais de scolarite et la majorite des etudiants sortent de l'universite endettes. Seuls les gosses de riches (et quelques surdoues quand meme) vont a l'universite... C'est loin d'etre un systeme parfait. Cependant, la grande difference avec l'universite francaise, c'est que les diplomes sont reconnus par les employeurs. En france, les seuls diplomes reconnu sont les BEP/CAP, IUT/BTS et les diplomes d'ecoles...

6. jeudi 09 novembre 2006, 20:32 Evelyne Bozzi

Francaise, de milieu modeste, et partie aux Etats Unis apres le Baccalaureat (et apres y avoir etudie de la premiere annee au doctorat PH.D avec des bourses au merite), je peux vous assurer qu'il y a un grand nombre d'universites d Etats, sans comptes les privees. Dans tous les cas, les prets etudiants que de numbreux etudiants prennent sont rembourses car il y a de vrais perspectives d'emplois. Dans le cas des universites publiques (Berkeley, UCLA, Michigan, Wisconsin-Madison, Texas-Austin... et la listes est enorme), les frais sont tres faibles pour les residents de l'Etat en question et sont facilement finances par des emplois en parallele des etudes (qui ont des cursus tres flexibles permettant d'avoir un emploi). Rien n'est facile, mais le systeme marche, bien qu'en disent ceux qui n'y ont jamais mis les pieds.

5. vendredi 10 novembre 2006, 21:23 Audrey

J'ai 16 ans et mon souhait le plus cher serait d'aller étudier aux Etats-Unis, parce que pour moi c'est le symbole même du progrès et de la modernité étudiante. De plus, je ne vois pas mon avenir en France (c'est triste, mais c'est comme ça!). Pourtant, je ne suis pas une de ces "gosses de riches" loin de là: mes 2 parents sont au RMI et j'ai 4 petits frères et soeurs! Alors, je m'efforce de bien bachoter, mais qu'est-ce qui m'attends? des clous! Quand est-ce qu'on va un peu investir dans notre avenir? Une lycéenne rêveuse.

4. jeudi 07 décembre 2006, 23:42 Antoine

Je me suis expatrie aux Etats-Unis ou j'effectue actuellement un postdoc dans les nanotechnologies pour des applications biomedicales. Je ne compte pas revenir en France tant que le systeme ne sera pas plus avantageux pour les chercheurs. La competition dans la recherche est mondiale et il faudra un jour que la France comprenne que pour attirer les bons chercheurs ou les garder sur son territoire, il va falloir que l'offre soit plus attirante qu'elle l'est aujourd'hui. Concernant les etudiants aux Etats-Unis, je connais des etudiants qui n'ont pas des parents riches et qui ont contracte un pret pour leurs etudes. Ceux qui disent le contraire ne sont jamais alles dans les universites americaines ou alors seulement dans les prestigieuses universites privees. Et il existe des universites publiques tres performantes. Les prets des etudiants sont facilement rembourses par la suite car les salaires sont tres eleves pour ceux qui ont des qualifications universitaires. Je pense que beaucoup de francais critiquent le systeme americain sans le connaitre. Et puis, regardez aussi les origines sociales de la plupart des etudiants francais et vous verez que peu proviennent des classes les moins riches.

3. lundi 18 décembre 2006, 22:51 charly

Je viens de remarquer que pour mon premier post les chiffres ne sont pas apparus. Desole pour ca... cependant je ne considere pas 00 par an \\"des frais tres faibles\\", surtout quand ca n\\'inclue pas le logement, la nourriture et l\\'assurance maladie! UVA est l\\'une des universites les moins cheres aux USA, donc voilou qqs chiffres pour les plus curieux: http://www.virginia.edu/Facts/Glance_Tuition.htm Bref, j\\'ai egalement fait mon PhD aux US et maintenant je fais mon postdoc (5eme annees aux USA pour ceux qui pensent que je n\\'y ai jamais mis les pieds). Mes amis americains avouent egalement que l\\'universite n\\'est pas accessible a tous (ils sont democrates, probablement les republicains ont un autre discours...). Si vous n\\'etes pas dans un bon lycee et que vos parents ne peuvent pas vous payer les AP exams, vos chances de rentrer dans une bonne universite sont severement reduites. De meme il est tres difficile de faire des prets etudiants qui couvriront TOUT vos frais durant vos 4 annees d\\'universite. Certes, comme d\\'autres l\\'ont deja souligne, certains accedent aux universites et meme sans faire trop d\\'emprunts avec des petits boulots. Pour ce qui est des \\"graduates\\" (apres la maitrise en France), il est assez facile d\\'etre sponsoriser par son departement ou son advisor en etant TA (Teaching assistant) ou RA (Research Assistant). Donc seules les quatre 1eres annees d\\'universites sont aux frais des etudiants (voire 3 si vous vous en sortez bien). Pourquoi le systeme americain marche? Plusieurs raisons: une selection a l\\'entree, beaucoup de recherche dans les universites, des professeurs bien payes (aussi bien que dans le privee), des diplomes reconnus, des etudiants faisant de la recherche activement tres tot. L\\'universite francaise a besoin d\\'etre reforme, cependant est-ce que le systeme americain est un model? Je ne pense pas... La France peut s\\'en inspirer mais je suis sure qu\\'elle peut egalement mieux faire ;)

2. lundi 18 décembre 2006, 22:52 charly

argh!! Decidement mes chiffres ne veulent pas apparaitre: 8000

1. lundi 15 janvier 2007, 20:39 ced

Attention lorsque l\'on dit \"large autonomie\". Je ne connais pas bien le système américain, mais je sais qu\'en europe depuis la mise en place du LMD on voit arriver tout et n\'importe quoi : dans certains parcours, des étudiants ne suivent plus des cours jugés au paravant nécessaires... et ce malgré un système de controle avec un enseignant. D\'autre part je pense que le systeme francais est trop scolaire. On nourrit l\'étudiant de grandes vérités sans pour autant lui montré le chemin parcouru, on oublie parfoi le concept (et cci des le lycée..., rapellez vous). Ainsi en science je trouve qu\'en général on montre de belles équations au tableau, on résout de beaux problèmes avec mais on ne passe pas assez de temps à expliquer l\'mergence de certaines idées. Je conviens qu\'il faille montrer les méthodes, dérouler les calculs, ... mais lorsqu\'un cour se réduit à cela, c\'est navrant... Enfin, je pense qu\'en physique il faudrait un enseignement plus pratique (et cetainement dans d\'autres matieres): laisser la place à l\'expérimental. L\'étudiant apprendrait par exemple que la fameuse loi d\'Ohm (U=RI...) n\'est qu\'une bonne approximation... Il faudrait aussi développer l\'autonomie des étudiants en proposant des \"projets personnels\" sur des sujets restreints qu\'ils approfondiraient en collaboration avec un enseignat chercheur. Une sorte de stage version ++ en licence par exemple.

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