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21,5 millions(contre 12,3 millions en 2000) : c'est le nombre de retraités que pourrait compter la France en 2050, selon les estimations du Conseil d'Orientation des Retraites.

112 Md€: c'est le montant que pourrait atteindre le besoin de financement des régimes obligatoires du secteur privé en 2050 (dans le scénario favorable d'une diminution du taux de chômage à 4,5% à partir de 2015).

2050: c'est la date à partir de laquelle, à paramètres constants, le nombre des retraités devrait dépasser celui des actifs.




Alors que la France bénéficiait, depuis les années soixante, d'une croissance relativement soutenue de sa population active, on voit aujourd'hui la tendance s'inverser, parallèlement à une diminution du taux d'activité. Dans ce contexte de vieillissement de la population française, le financement de retraités de plus en plus nombreux pèse mécaniquement sur un nombre d'actifs qui se réduit. A partir de 2050, la population des retraités devrait ainsi dépasser celle des actifs, engendrant de graves conséquences pour l'équilibre financier des régimes de retraite.

Malgré les deux réformes de 1993 et 2003, le besoin de financement ne pourra pas être comblé à moyen terme. En prenant en compte l'effet des nouvelles règles issues de la loi du 21 août 2003, le Conseil d'Orientation des Retraites estime en effet que les caisses de retraite auront besoin, pour financer les pensions des salariés du privé, d'un montant annuel :

  • de 20 Md€ en 2020,
  • et de 112 Md€ en 2050 et ce dans l'hypothèse optimiste où le taux de chômage tomberait à 4,5% en 2015.

 

 

Notre système de retraite doit donc être profondément réformé dans les années à venir, sous peine de voir sa situation financière devenir insoutenable. Les exemples étrangers (notamment les Etats-Unis, les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Italie) montrent que les réformes conduites pour sauver les retraites conjuguent allongement de la vie professionnelle et recherche d'une meilleure complémentarité entre les différents modes de financement des pensions.



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Les réactions

26. vendredi 07 avril 2006, 11:39 Arly James

Heureusement que vous employez le conditionnel en présentant ces chiffres ! A écouter les démographes allemand du XIX° siècle, il n'y aurait plus eu de ressortissant national dans leur frontière au début du XXI° siècle... Pour le reste, Michel Debré nous l'expliquait déjà il y a 50 ans... Qu'a-t-il été fait entre deux ? Des allers et retours incessants entre épargne de précaution (la salariale, le Perco, etc...) et la relance par la consommation. Bref, rien de pertinent ! Ma génération (née entre 1960 et 1980) est donc sacrifiée à l'autel des retraites : Et nous ne voulons pas du même système pour nos enfants (qu'ils défilent ou non). Il serait temps de laisser à chacun un minimum de liberté durable pour gérer ce problème, quitte à faire perdurer, par l'impôt, un socle minimun commun. Mais le problème de la rémunération globale du travail est une notion TOTALEMENT inconnue de l'énarchie et le syndicalisme, pour bloquer toute évolution (accords de branche, de groupe, d'entreprise, etc.) alors qu'elle est le fondement permanent de toute motivation au travil dans les entreprises ! Il s'agirait peut-être d'écouter un peu le terrain...

25. lundi 10 avril 2006, 08:23 JP

Mais le problème de la rémunération globale du travail est une notion TOTALEMENT inconnue de l'énarchie et le syndicalisme, pour bloquer toute évolution (accords de branche, de groupe, d'entreprise, etc.) alors qu'elle est le fondement permanent de toute motivation au travil dans les entreprises… Pas d'accord sur cette remarque. Les syndicats n'ignorent pas cette notion et d'ailleurs ils ne manquent pas de s'y référer lorsqu'il s'agit de comparer le coût du travail en France et à l'Étranger.

24. mardi 11 avril 2006, 11:44 Arly James

Justement mon cher JP : Sur le terrain, le syndicalisme « saucissonne » à outrance ! Pas fou ! Quand on discute des GVT, on ne parle pas de formation. Quand on parle de temps de récupération, on ne cause pas de couverture complémentaire et ainsi de suite… Mais tous les points sont abordés quand même, les uns derrière les autres ! Pourtant, en face, les DRH savent quand même compter et les DAF rapportent le tout à la production vendue. Donc, tout le monde sait compter et compter juste : Mais pas la loi ! Qui ne cause jamais de « rémunération globale ». C’est bien le défaut majeur du législateur, à des années lumières de ce genre de préoccupation, pour ne rien y comprendre (de toute façon) ! Résultat, la motivation (individuelle ou semi individuelle, qui est quand même un vecteur important de la performance de nos entreprises et donc de la solidité des emplois qu’elles portent) passe par la négociation collective. Par malchance, les élus ne sont pas forcément les plus « motivés » : Il n’y a qu’à voir les contentieux en cours devant les Prud’hommes pour « discrimination salariale des représentants des salariés » (qui relève, aussi, du délit d’entrave…). Autrement dit, le système est dévoyé, détourné. Il s’agit donc de remettre, que dis-je, de permettre non seulement la liberté syndicale à laquelle je reste attaché malgré ses imperfections, mais aussi « Ma » liberté de travailleur besogneux qui doit survivre, aujourd’hui et demain, de « Mes » propres efforts consentis pour la réussite d’un « esclavagiste d’employeur ». Là, il y a un « gap » à combler et franchement, en matière de retraite, je ne suis pas sûr qu’il faille que je compte sur « Mes » élus ! Rends toi compte que je cotise (cher) pour payer la retraite des vieux, pendant que mes jeunes refusent de bosser pour payer la mienne, une retraite qui sera, au mieux si elle n’est pas riche, de 46 % du plafond (50 % en théorie, mais on n’y arrive jamais) plus 80 % (on cotise sur un taux d’appel de 125 %) multiplié par un petit huitième de mes cotisations tranche B. Je ne te raconte pas ma tranche C : In fine, si je touche 16 % de mon dernier salaire, je serai heureux ! (Mais rien n’est moins sûr, même si je pars dans longtemps). Tu peux aussi faire le calcul à l’envers : Avec tout ce que j’aurai cotisé, part patronale et salariale, il faudrait que je vive centenaire pour le récupérer. C’est assez improbable compte tenu de mon travail : Arrivé à 65 ans, j’aurai à peine 11 ans d’espérance de survie ! Bien à toi JP.

23. jeudi 13 avril 2006, 22:42 Amilcar

Votre analyse succinte des enjeux du pilotage des systèmes de retraite à l'horizon 2050 et votre présentation non moins concise des solutions adoptées par d'autres pays passent sous silence un véritable tabou français : le niveau des retraites. Celui-ci est aujourd'hui, en France, nettement plus élevé que dans le reste de l'Union européenne. Le pouvoir d'achat des retraités, une fois pris en compte le fait qu'ils sont généralement propriétaires de leur logement, qu'ils ont une épargne et qu'ils n'ont plus de frais professionnels, est aujourd'hui supérieur à celui des actifs. Outre que cette situation est une première dans l'histoire de l'Humanité, elle n'est fondamentalement pas saine du point de vue économique. Elle stérilise la consommation et décourage l'activité. La retraite par répartition que nous versons aujourd'hui à nos aînés sert à alimenter une épargne qu'ils comptent transmettre, par le biais de l'héritage, à leurs descendants. Cela fait peser un poids inutile sur les actifs, puisque le niveau des retraites actuelles ne correspond plus au niveau initialement considéré comme suffisant pour répondre aux besoins de travailleurs trop âgés pour travailler. Il est donc essentiel, dès maintenant, de réduire le niveau des retraites en bloquant strictement leur revalorisation, et en affectant le montant représentatif de celle-ci au fonds de réserved es retraites, ce qui représentera un juste transfert intergénérationnel et rétablira progressivement une certaine normalité que n'aurait jamais dû quitter le niveau des retraites dans ce pays.

22. samedi 22 avril 2006, 00:10 chatgris

Bien sur que les retraités sont des gens assez aisés aujourd'hui MAIS pas tous, loin de la. Alors pour remédier à cet état de fait, il faut pour TOUS instaurer un plafond de ressourcesn négocié, aprement discuter, réaliste, qui aurait pour effet de ne verser qu'une partie de la retraite " normalement calculée " selon les réglements en vigueur, a ceux qui disposent de revenus annuels ou mensuels, de quelque nature qu'ils soient Supérieurs à ce plafond. Ca pourrait se faire trés vite, si volonté POLITIQUE il y a! Mais j'en doute, ceux ci trouveraient bien vite des alliés de tous bords. Quoi qu'il en soit il est INDISPENSABLE de conserver un régime obligatoire minimum vital.

21. lundi 24 avril 2006, 17:16 Arly James

Oui Chatgris ! Justement, ce sont les minimum vieillesse déjà existants ! Et tant d'autres sous condition de ressources... De pleines pages au chapitre prestation du Code de la SS ! Tout ça existe, mais ça reste une misère (franchement). Maintenant Amilcar a raison : C'est la première fois dans l'histoire de l'Humanité, qu'une génération, qui plus est inactive, a réussi à "capter" plus de richesses que toutes les suivantes ! C'est bien le leurre du système de répartition (qu'il convient de garder comme d'un minimum, naturellement, à défaut d'autre chose). Mais on ne le savait pas encore, quand il a été monté, en 45. On ne pouvait pas savoir et tout ce qu'on savait, c'est que la retraite par capitalisation (des cheminots, des ouvriers des maîtres des forges, des mineurs, des marins, etc.) avait "flambée" avec la crise de 29... reste à "naviguer au plus près" entre les deux tendances. Pour le reste, cette "captation" de richesses se retrouve très exactement dans le niveau de la "dette accumulée" depuis 40 ans. On n'a fait que prendre de l'argent dans une poche pour le remettre dans une autre, même celui qu'on n'avait pas ! Une histoire de vases communicants en somme ! (Mais j'en connais des plus rigolottes et plus voluptueuses, des histoires de vases communicants). JA.

20. mercredi 10 mai 2006, 00:16 fp

Au lieu de réglementer sur le principe d'un nombre de trimestres d'activités, voire de l'âge, je suggère d'étudier que les cotisations retraite et assurance chômage soient versées dans une même caisse. Le versement de ces cotisations génère des 'points retraite'. La date de départ à la retraite est choisie par le salarié - (par l'employeur ?????) - lorsqu'il juge avoir acquis un nombre de points retraite qu'il juge suffisant. Il peut cumuler la retraite avec un emploi, mais consomme alors ses points. Il consomme également des points lorsqu'il est au chômage... Avantages de ce système : L'individu part lorsque son organisme, âgé, le réclame. L'individu peut avoir intérêt à faire pendant de nombreuses années un temps partiel chez son employeur. Il gagne un complément de rémunération, et peut transmettre son savoir aux plus jeunes au lieu de partir brutalement. Il n'est pas soudainement exclu de la vie active et de ce fait socialement vieilli... Le système ne conduit pas nécessairement à différer l'âge de la retraite par rapport à la situation actuelle. Il donne une possibilité de choix à l'individu.

19. lundi 15 mai 2006, 11:23 James Arly

Merci FP ! Le "parcours" de chacun est bien une chose qui reste outrageusement réglementé... Pour retrouver sa liberté, "chacun" doit sortir du système : C'est un "choix" que nous sommes de plus en plus nombreux à faire. Mais faut en avoir les c... ! Parce qu'il n'est pas sûr qu'il soit gagnant. Maintenant, ton idée de "globaliser" la cotisation, le prélèvement (social et fiscal ?) obligatoire, c'est aussi faire accepter que le paritarisme syndial renonce à ses bastions... Pas demain la veille ! Et de toute façon, au profit de qui ? D'autres bastions à créer ? Bref, on tourne en rond... Bien à toi FP JA

18. lundi 28 aout 2006, 16:46 Pfennig

je ne comprends pas pourquoi les retraités du privé ne descendent pas dans la rue pour défendre leur retraite et car avec un calcul basé sur les 25 meilleurs années, bonjour les dégats, comparé au dernier mois dans le public, je ne parle pas des taux de cotisation. il y a un autre aspect, dans quelques années les bénéficiaires du RMI vont demander une retraite, qui va payer ? il faut savoir que le minimun vieillesse pour un couple et supérieur au maximun de retraite de la SS même si vous avec cotisé au plafond (même si votre épouse n\'a jamais travaillé, sans avoir touché le RMI)

17. jeudi 07 septembre 2006, 14:34 James Arly

@ Pfennig (Centimes ou pence ?) item 9 : Bien vu pour les minima vieillesses ! Ils sont déjà en place. Pour le reste, les "seniors", ils ne descendent pas dans la rue parce qu'ils sont perclus de rhumatismes ou qu'ils font la fête sous les tropiques... Va savoir ! Arf... Mais il existe des groupes de pression "très actifs"... Dans les beaux quartiers.

Trait de plume
A suivre... 31/07/2007
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