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1,1% du PIB (contre 2,7% aux Etats-Unis) : c’est le montant des dépenses  affectées à l'enseignement supérieur en France.

8 000 euros c'est la dépense annuelle par étudiant en France (contre 10 000 euros en moyenne dans l'OCDE et 20 000 aux Etats-Unis).

51%des étudiants en France sont inscrits dans les filières non sélectives des universités.




Dans la nouvelle économie de la connaissance, l'investissement dans l'éducation supérieure et la recherche est devenu un enjeu décisif pour la compétitivité des nations. Par rapport à ses principaux partenaires, la France a incontestablement pris du retard dans ces domaines ces dernières années.

En cause, le budget largement insuffisant des universités françaises :  la France est le seul pays développé à dépenser moins pour un étudiant que pour un lycéen ! Contrairement à leurs homologues anglo-saxonnes, les universités françaises sont presque exclusivement financées par l’Etat et n’ont qu’un accès très restreint aux sources de financement privées (donations d’entreprises et frais de scolarité par exemple).

Autre source de faiblesse, un système éclaté entre universités et grandes écoles. Plus autonomes, sélectives et souvent payantes, ces dernières jouissent d'un statut privilégié même si elles apparaissent aujourd'hui sous-dimensionnées et manquant de visibilité au plan international.

Enfin, le système français d'enseignement supérieur souffre d'une gestion centralisée qui freine les universités dans leur recherche d'excellence. Mais l'accès des universités à une plus grande autonomie, tout comme  l’augmentation des droits de scolarité et la mise en place de procédures de sélection ou même d'orientation sont rejetés au nom du principe d'égalité.

 

De nombreux pays ont engagé des réformes pour améliorer l'efficacité et la compétitivité de leur enseignement supérieur. Certains, comme le Royaume-Uni, ont précisément essayé de concilier l'augmentation des ressources (via des droits de scolarité plus élevés) et le souci d'égalité, grâce à d'ambitieux systèmes de bourses.



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Les réactions

33. samedi 25 mars 2006, 22:46 Hauxxan

Il est affligeant de voir que, ce qui devrait constituer le concentré d'intelligence et de lucidité de la nation se crispe dans l'erreur et le corporatisme. Les solutions sont connues de tous et depuis fort longtemps : automonie totale des universités, mise en concurennce au plan mondial, fondations finançables par le mécénat indutriel, financement de la recherche sur programmes pluriannuels attribués par des Agences nationales et européennes, contrôle par ces Agences des résultats de la recherche, sélection des étudiants, autonomie régulée du recrutement des enseignants sur contrat à 5, 10, 15 ans avant la titularisation, rémunération plus attractive en regard d'une exigence accrue de résultats, passerelle systématique avec la recherche privée. Il ne manque pour cela que lucidité des personnels universitaires et courage politique.

32. dimanche 26 mars 2006, 17:52 Civis

Comment l'ensemble de la direction de l'enseignement peut supporter que les étudiants apres un séjour de 20 ans entre ses murs est inapte à l'emploi et a besoin de FORMATION

31. mercredi 29 mars 2006, 13:22 Julien

> sélection des étudiants À condition (et encore) qu'il y ait déjà un enseignement équitable dans l'ensemble des lycées et collèges français ..., ce qui est très loin d'être le cas aujourd'hui. Le système éducatif français ne permet pas au meilleur élèves d'avoir les meilleures formations, puisque ce sont les enfants issus de l'élite qui en profitent presque exclusivement. Notre système politique ressemble d'avantage à une aristocratie qu'à une démocratie en pratique. Mais les individus censés représenter les citoyens ont trop peur de perdre leurs privilèges pour changer quoi que ce soit à un système qui les avantages personnellement, au détriment de la majorité malheureusement. cf entre autres : Des élites légitimes ? de MICHEL BAUER Problèmes politiques et sociaux La Documentation française http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/ 3303332108480/index.shtml

30. mercredi 29 mars 2006, 18:37 Yasha

Je viens de finir mes études. Mon constat est le suivant : - Beaucoup d'étudiants doivent se débrouiller tout seul financièrement dès l'âge de 18 ans. Les pensions alimentaires et autres aides au logement ne permettent à personne de vivre en complète autonomie, même en réduisant les charges fixes au minimum (je connais le sujet). Dès lors, ces étudiants sont obligés de bosser et donc peuvent abandonner l'idée d'intégrer une grande école. En effet, ils ne peuvent pas décemment travailler (même à mi-temps) tout en faisant deux ans de classes prépas (ou alors le temps qu'ils consacrent à leur job les écartent des meilleures places aux concours car ils sont en compétition avec des étudiants qui habitent chez leurs parents ou ont un appart payé et qui, eux, consacrent 100% de leur temps aux études). - Dès lors, le discours qui consiste à dire que les concours des grandes écoles promeuvent l'égalité est très hypocrite. En effet, le concours est égalitaire mais la discrimination financière a eu lieu deux ans auparavant à l'entrée en prépa ! - Ces étudiants vont donc à la fac et là, c'est vraiment N'IMPORTE QUOI. La plupart des filières ne sont pas adaptées au marché du travail et quand vous êtes bons, les profs vous poussent vers la recherche !! Aucune orientation scolaire n'existe (pire qu'au lycée - oui c'est possible). Propositions/Questions pour les spécialistes : - N'est-il pas possible que le ministère de l'Education bosse avec l'Insee pour évaluer l'offre d'emploi par métiers et ensuite crée des quotas par filiale pour que le nombre d'étudiants par filiale corresponde grosso modo aux nombres de job dans ce secteur ? Ex (j'invente les chiffres) : 300 offres d'emploi en 2011 dans le domaine de l'archéologie = pas plus de 1500 étudiants acceptés en 1ere année cette année. C'est peut-être stupide ou complètement irréalisable (à l'Institut de nous le dire) mais il faut faire quelque chose pour réduire l'asymétrie de l'information entre la fac et la vie active car il y a beaucoup trop d'étudiants obligés de se reconvertir au bout de 2, 3 voire 4 ans d'études parce qu'ils réalisent qu'il y a trop peu de débouchés dans leur filière! Enfin, un dernier conseil pour ceux qui vont rentrer ce soir en sentant la friture et qui doivent ouvrir leur bouquin de cours : Courage ! Trouver un super boulot à la sortie de la fac, c’est possible ! Pour cela, j’ai un seul conseil : APPRENEZ UNE LANGUE RARE en parallèle et soyez mobile à l’international ! Si l’employeur a besoin d’un russophone ou d’un sinophone, il se fiche de savoir si vous êtes pauvres, issus de la fac ou issus de l’immigration.

29. jeudi 30 mars 2006, 18:32 Aline, étudiante à Jussieu

Vous trouvez ça normal qu'on ne puisse pas aller étudier à Jussieu depuis trois semaines ? Au début j'étais contre le CPE, maintenant j'en ai juste marre. Heureusement qu'il y a des lieux où on peut débattre comme ici ! Bravo, c'est un site de qualités, j'ai vérifié deux trois de vos chiffres et ils sont exacts.

28. vendredi 07 avril 2006, 12:10 arly James

Voilà le résultat du bac pour tous : 50 % des bacheliers se font jeter en enseignement supérieur ! Merci Messieurs Chevénement, Lang et tant d'autres ! Du coup, les 1,1 du PIB ce serait transformés en 2,2 sans bourse délier, si ils avaient vu un peu plus loin que le bout de leur nez... (S'en tapent : ce n'étaient pas avec leur argent, mais avec le nôtre). Comme quoi tout le monde ne peut pas sortir des beaux quartiers et aussi faire rêver toute une génération de sous-prolétaire (enfin pour ceux qui ont mis la main à la pâte) d'avoir le bac (et l'accès à des formations supérieures) ! Là encore, personne n'avait compris jusqu'à récemment, que la formation c'est toute la vie : Si on n'avance pas, c'est qu'on recule dans un monde qui bouge ! (Question de bon sens). Il faut donc réapprendre à apprendre : Je rappelle que la seule richesse qui vaille, c'est celle des hommes, de l'Homme ! Et puis, on peut améliorer la qualité et les coûts : 20.000 € aux USA, ça ne veut rien dire quand on voit le nombre l'illétrés réels outre atlantique. 8.000 chez nous non plus quand on sait l' "aculture" (volontaire ou non) de nos citoyens en matière de sens civique, économique, politique pour ne parler que du "basique" (Je rappelle que le journal le plus lu et plus vendu, reste l'Equipe... Très, très formateur !). Alors il faut repenser l'ensemble, non pas avec des "élus" (politique ou syndicaux, patronaux ou salariés) mais avec des citoyens de terrain, confrontés tous les jours à cette "aculture" (que s'en est pénible, à force, je vous l'assure).

27. vendredi 07 avril 2006, 18:33 Tony Reix

Bonjour, Les chiffres fournis ne sont pas assez clairs. 8000 euros par an et par étudiant en France : oui, mais quelle est la proportion de jeunes français en train de faire des études, par rapport à d'autres pays ? Je veux dire : n'y aurait-il pas TROP d'étudiants dans nos Universités, qui sont ouvertes à qui a le BAC ? Lorsque l'on voit le nombre d'etudiants inscrits dans des filières peu professionalisantes, et lorsque l'on voit le nombre d'étudiants qui redoublent ou échouent, il semble évident qu'il faut établir une sélection à l'entrée des Universités et ne prendre qu'environ 120% des élèves qui en sortent. Et adapter le nombre d'élèves aux débouchées réelles de la formation. On y gagnerait à plusieurs niveaux : 1) la proportion d'étudiants TRèS motivés augmenterait, et l'on aurait alors bien moins de candidats pour manifester et bloquer les Universités ; 2) ce serait moins un vivier de cibles faciles pour les syndicats de gauche ; 3) cela augmenterait la dépense annuelle affectée par an et par étudiant ; 4) nous reviendrions dans la moyenne d'années d'études effectuées par les étudiants d'autres pays européens. Soyons clairs : nombre de jeunes utilisent les Université pour repousser le moment où ils rentreront dans le monde du travail. Cela n'est bon pour personne. Tony Reix

26. vendredi 07 avril 2006, 18:50 Tony Reix

Pour réagir à la réaction de Yasha qui s'insurge que les prépas soient réservées aux enfants de l'élite : Arrêtez de rêver à un monde idéal ! Lorsque l'on est fils d'ouvrier, faire des études sera forcément plus dur. Cela veut donc dire : faire des sacrifices, comme rester chez ses parents ou aller en Internat. Et surtout : ne pas vouloir vivre comme si on était déjà dans la vie active : ne pas avoir de téléphone portable, ne pas vouloir être indépendant et avoir son propre appartement. Les étudiants d'aujourd'hui vivent luxueusement par rapport à il y a 20 ans. Il vous faut intégrer que la notion d'ascenseur social ne marche pas en une seule étape. Cela nécessite plusieurs générations. Quant à l'injustice dans l'éducation, elle tient essentiellement dans la très mauvaise qualité des enseignements au Primaire et au Collège, puis au Lycée. Les exigences des professeurs ont considérablement baissé. Pour les enfants de ce que vous appelez l'élite, leurs parents connaissent la difficulté des études, et qu'il faut s'y préparer. Ils forcent donc leurs enfants à faire plus que ce qui leur est demandé à l'Ecole, et à constemment être parmi les meilleurs. Par contre, les parents des autres enfants, par méconnaissance, laissent leurs enfants ne pas faire d'efforts supplémentaires. Et les 15 de moyenne en 6ème dégringolent peu à peu en 12 en 3ème, 9 ou 10 en seconde et ... des notes trop mauvaises en Terminale pour accéder à des formations sélectives : direction la Fac. L'injustice de l'éducation vient de la baisse d'exigence et de travail des enseignants. Ce qui enlève toutes chances à ceux qui viennent de milieux dit "défavorisés". Venant d'un milieu humble, j'ai pu malgré tout accéder aux Prépas et à une Ecole d'Ingénieur, il y a 30 ans. Aujourd'hui, je n'aurais pas la même chance : le nombre d'heures de Français et de Maths a été tellement réduit. Ce que mes enfants ont vu en cours jusqu'au BAC est ridicule par rapport à tous les efforts qui m'ont été demandés. Habitués à réussir sans effort, le choc est rude en Terminale et après !!! Tony

25. lundi 10 avril 2006, 16:41 Herve

Vous écrivez que la mise en place de procédures de sélection ou même d'orientation, est rejeté au nom du principe d'égalité. Cela me semble un propos réducteur. En effet la sélection est parfaitement admise dans les facs de médecine, de pharmacie, à l’entrée des écoles d’ingénieurs, dans les IUT et BTS. La question qui se pose est donc de savoir pourquoi elle n’est pas admise dans toutes les facultés, ou alors comment la faire admettre partout. Cette question renvoie de mon point de vue à la question de la finalité de l’enseignement supérieur : Sa finalité se limite-t-elle à élever le niveau culturel des étudiants, dans ce cas la sélection ne peut se justifier. Sa finalité est-elle de permettre aux étudiants diplômés d’accéder à un métier, dans ce cas la sélection se justifie pleinement. En effet, l’accès à un métier est limité de fait par les perspectives offertes par le marché du travail.

24. mardi 11 avril 2006, 11:53 Arly James

Et que dire des dernières mesurettes du Premier Ministre encore en exercice ? 400 euros par mois de subvention pour les jeunes en difficulté quand ils sont embauchés, pendant un an puis 200 euros la seconde année… Ca fait 7.200 euros par emploi non qualifié sur deux ans contre 8.000 Euros pour une année d’étude supérieure. Discutons donc plutôt du bien fondé de la différence (8.800 euros pour deux années pleines) ! Est-ce le prix à payer (avec l’argent des z’autres) pour la paix sociale ou l’argent pour fabriquer des « alpha plus » (Référence « Le meilleur des mondes » de A. Huxley) ?

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