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Plusieurs facteurs font obstacle à la mise en oeuvre d'une politique résolue d'assainissement budgétaire. certains ont à voir avec nos représentations collectives, d'autres avec la dynamique des dépenses propre à l'Etat, aux collectivités locales et aux organismes de sécurité sociale.

Dépenses publiques : la logique de la surenchère 

L'opinion publique reste encore trop peu sensibilisée aux dangers que fait peser la dérive des comptes publics sur notre dynamisme économique et notre cohésion sociale. Dans les représentations collectives, la dépense publique apparaît trop souvent comme la solution à tous les maux de la société. on juge d'ailleurs trop souvent l'action d'un ministre au montant des crédits supplémentaires qu'il aura su obtenir pour conduire sa politique. Dans cette logique du "toujours plus", l'efficacité de la dépense engagée passe au second plan.

Dépenses de l'Etat : une forte inertie

Autre obstacle de taille, le poids croissant des dépenses de fonctionnement de l'Etat, dû en grande partie à la hausse des effectifs de la fonction publique. Dans un contexte pourtant marqué par la réduction des missions de l'Etat, 300 000 agents ont été recrutés entre 1982 et 2003.
Les dépenses de personnel absorbent aujourd'hui 44% du budget de l'Etat. Les départs à la retraite massifs d'agents de la fonction publique dans les années à venir vont néanmoins permettre d'accroître sensiblement la marge de manoeuvre de l'Etat.

Dépenses locales : la dynamique de la décentralisation

Entre 1980 et 2004, les dépenses des collectivités locales ont augmenté (en volume) de 3,4% par an, contre 2% pour la production nationale.
Cette dynamique risque d'être encore amplifiée par la poursuite de la décentralisation ouverte par le gouvernement Raffarin, et les nouveaux transferts de compétences de l'Etat aux collectivités locales. ces derniers devront être financés, soit par des transferts budgétaires, soit par une hausse de la fiscalité locale
Il apparaît donc peu raisonnable d'attendre des collectivités locales qu'elles soient à l'origine d'un mouvement général de modération de la dépense dans les années à venir.

Dépenses sociales : Une inflation inévitable

Mécaniquement, le vieillissement de la population va peser fortement sur les dépenses d'assurance vieillesse et d'assurance maladie. ne retenons qu'un chiffre: si l'on maintient la législation actuelle, il manquera chaque année, à partir de 2015, 22 Md€ pour financer les prestations d'assurance maladie. Des choix décisifs devront être faits pour garantir le maintien de notre système de protection sociale.

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Les réactions

2. mercredi 19 juillet 2006, 17:26 Arly James

L'endettement ne participe pas aussi à création de monnaie ? Et puis il y a une notion "irrationnelle" qu'il faudra bien combattre et pas qu'avec des chiffres : Dépenser, c'est exister ! Que ce soit pour la ménagère ou un ministre ou un élu !... Même quand on n'a pas l'argent pour le faire !

1. samedi 02 septembre 2006, 13:12

Cette fuite en avant des déquilibres financiers, cette irresponsable vision à court terme qui conduira les générations futures à assumer les erreurs du passé me fait penser à ce qui se passe en matière d'environnement. Par son incapacité à remettre en cause son confort quotidien immédiat, même si c\'est sa survie future qui est en cause, le genre humain (électeurs et hommes politiques) est décidémment bien surprenant ...

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