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Engagée au début des années 1980, la dérive des comptes publics s'est emballée depuis dix ans, faisant de la France le pays de l'Union européenne dont le taux d'endettement a augmenté le plus vite.

La dérive des comptes publics

De l'ordre de 20% du PIB en 1980, la dette publique a été multipliée par 5 en 25 ans pour atteindre 66% du PIB, soit plus de 1 100 Md€. Et ce chiffre ne prend même pas en compte la charge des retraites de la fonction publique, qui s'élève à 400 milliards d'euros au minimum.
Cette détérioration résulte de l'accumulation continue des déficits de l'Etat, des organismes sociaux et, dans une moindre mesure, des collectivités locales : le solde budgétaire des administrations publiques est constamment négatif depuis 25 ans.

L'injuste report sur les générations futures

Choix de la facilité privilégiant le court terme, ce recours massif à l'endettement a eu pour effet de reporter une part croissante des dépenses sur les générations futures.
Sur le plan économique, ce report n'a eu aucun impact positif puisque les déficits ont financé pour l'essentiel les dépenses courantes, tout en bridant la capacité d'action de l'Etat. Chaque année, en effet, celui-ci consacre l'intégralité des recettes de l'impôt sur le revenu (soit 40 Md€) au paiement des seuls intérêts de la dette.

L'impasse

La spirale de la dette compromet les ambitions de croissance et de solidarité de la France. La politique traditionnelle consistant à augmenter les impôts et les prélèvements sociaux pour ajuster les recettes aux dépenses a atteint depuis longtemps ses limites. En effet :

  • le niveau des prélèvements obligatoires en France figure déjà parmi les plus élevés des grands pays industrialisés (44% du PIB contre 39,5% pour la moyenne de la zone euro).
  • La concurrence fiscale qui s'exerce au sein même de l'Union européenne à 25 pousse les prélèvements à la baisse.
  • Enfin la France s'est engagée au travers du Pacte de stabilité à ne pas dépasser la limite de 3% du PIB pour le déficit public et de 60% du PIB pour la dette publique.

Une fuite en avant dans la dette marginaliserait durablement la France en Europe.

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Les réactions

14. mercredi 19 juillet 2006, 17:26 Jacques Chirac

Cet article est faux de bout en bout. Dire que l'on reporte la dette sur les générations est tout simplement contre-factuel puisqu'il y a la dette et les titres de la dette. Hors ceux-ci sont détenus à 50% par les Français qui ont donc une créance sur l'Etat. De même, l'article sous-tend que la dette serait mortifère lorsqu'elle s'élève trop. C'est faux. On ne connaît pas de plafond ou de limites insoutenables. Le Japon vit avec une dette à 130% depuis bientôt dix ans. Au passage, la France conserve une des meilleures capacité d'épargne au monde, nous avons donc de solides marges de manoeuvre à ce niveau-là. Enfin, les "dépenses courantes" sur lesquelles vous ironisez sont aussi destinées aux générations futures: santé, éducation, infrastructures etcetera. Je n'ai jamais vu un article aussi biaisé et inutilement alarmiste que celui-ci. Si débat2007 se pose comme un acteur important en vue de l'élection présidentielle, il lui faudra améliorer son contenu, bien maigre pour le moment.

13. mercredi 19 juillet 2006, 17:26 Djiheldé

La réaction n° 1 est quelque peu ahurissante de naiveté. La dette reste toujours à rembourser, quelques soient les personnes qui la détiennent. Que finance-t-elle ? des dépenses récurrentes qui s'accumulent. Certes l'éducation est un investissement, mais qui doit être financé par les recettes courantes pour éviter un effet "boule de neige".De plus est on sur de sa qualité ? J'observe d'ailleurs la confusion qui est fait allegrement entre les dépenses de fonctionnement et l'investissement (infrastructure), qui peut être adossé à un endettement de même durée mais la FBCF (la formation de capital fixe, c'est à dire l'investissement de l'Etat) est trés inférieur aujourd'hui aux emprunts supplémentaires. Ce sont bien les générations à venir qui devront payer les impôts d'aujourd'hui et c'est suicidaire car l'inefficacité du secteur public engage gravement l'avenir des jeunes.

12. mercredi 19 juillet 2006, 17:26 Jacques Chirac

Ce n'est pas une question de durée restante (la dette étant remboursée à horizon 5 ou 10 ans elle n'est pas du tout reportée sur non enfants) mais de soutenabilité. L'argent que l'Etat dépense pour vous, vous lui rendez en achetant des titres de la dette (comme 50% des Français). La dette est donc soutenue. Je passe sur ce genre de phrases inintelligibles : "Que finance-t-elle ? des dépenses récurrentes qui s'accumulent". Si on coupait toutes les dépenses récurrentes qui s'accumulent, tous les postes budgétaires reconduits d'année en année ( je ne sais pas...l'Education, la Défense ) disparaitraient. C'est ridicule. Si vous ne comprenez rien à la gestion de la dette, c'est votre problème. Mais cessez d'étaler votre ignorance.

11. mercredi 19 juillet 2006, 17:26 James Arly

Jacquou mon héros (j'ai voté pour toi plusieurs fois et mon père avant moi pour le candidat que tu soutenais contre "chaban le gagneur" et néanmoins général dans la résistance : C'est dire si je te vénère !)... J'ai pas bien compris ton truc : Si la dette est détenue par les français eux-mêmes, pourquoi tu n'uses pas de l'article 1289 du Code civil (création de mon cousin Bonaparte, celui qui a réussi, qui avait tout prévu semble-t-il) : La compensation civile ? (Arf !)... Et puis deuxio, t'as pas tout vu dans la phynance publique (ou alors ils n'en font qu'à leur tête dans ton dos) : C'est à 50 ans que le TPG local à emprunter quelques milliards pour faire la fin de mois l'année dernière... Bize à Bernie et ma copine Claude !. PS : Tu lui diras que j'aime bien sa nouvelle robe !

10. mercredi 27 septembre 2006, 15:59 Stéphane

Il semble qu'il y a débat un peu technique sur le sens et les conséquence de la dette. Le sens commun suggère que come un ménage, un Etat ne peut dépenser plus qu'il ne gagne, même si les limites de l'endettement et la notion de surendettement sont un peu arbitraires. La question est : peut-on s'endetter toujours plus ? Si en période de croissance, même fragile, on s'endette, que fera-t-on en période de décroissance, si par malheur cela devait arriver ? Certes l'Etat n'est pas un ménage, mais les expédients d'autrefois (création monétaire, dévaluation) ont vécu. Le dossier pose bien le problème, si les auteurs du site pouvaient tenter de donner des éléments pour comprendre ce débat sur la gravité de la dette, cela serait constructif.

9. vendredi 27 octobre 2006, 22:54 CHAT777

CET ARTICLE ME FAIT PEUR... CET ARTICLE EST UN CONSTAT TOUT SIMPLEMENT: L ETAT FRANCAIS EST MAL GERE PAR NOS RESPONSABLES POLITIQUES depuis 25 ans. IL EST PEUT ETRE TEND DE FAIRE CONFIANCE A D AUTRES RESPONSABLES POLITIQUES...

8. lundi 13 novembre 2006, 07:38 Cathar

J'ai trois enfants de 10 à 16 ans, ils feront tous leurs études à l'étranger et après ils choisirons. De toute façon la seule solution est de quitter le pays car les politiques sont tous les mêmes et il est impossible de changer ce pays sans faire une révolution.

7. lundi 11 décembre 2006, 11:53 MARTIN Michel

Bonjour, On constate la dette public, on nous parle sans cesse du déficit de la sécurité sociale (qui participe à la dette publique) mais pourquoi de si grosses et graves erreurs de gestion à la sécurité sociale ? EXEMPLE : je suis gérant d\'une SSII éditrice en logiciel de gestion. Je réponds à un cahier des charges CPAM EVRY qui recherche un progiciel pour gérer son patrimoine et parcs matériels. Nous, comme nos principaux concurrents, sommes à environ 18.000 euros. LA CPAM nous élimine tous et choisi un produit à 75.000 euros !! sous prétexte qu\'il seront propriétaires des sources !!! Je crois rêver !! 60.000 euros pour avoir quelque chose qui ne sert à rien et qui est toujours prévu par contrat avec dépôt des sources à l\'APP en cas de défaillance du prestataire. Est ce comme cela que l\'on fait des économies à la CPAM alors qu\'on arrête pas de dé rembourser ou de diminuer le montant des remboursements ? le responsable devrait être licencié sur le champs pour ce choix idiot et mauvais. Michel MARTIN Gérant de JL INTERNATIONAL EVRY tél 01 69 91 17 17

6. vendredi 15 décembre 2006, 23:28 FOX

Toutes les dettes devraient être comptabilisées, même les futures retraites des fonctionnaires et a partir de là déterminer un budget annuel de l\'état à ne pas dépasser et voter par référendum le classement des dépenses prioritaires. Les dépenses arrivant en fin de classement ne seraient pas engagées si elle dépassent le plafond autorisé. Le gouvernement mis en place devrait s\'engager à respecter cette feuille de route et serait remplacé si les résultats annuels ne sont pas respectés. Ce programme ferait beaucoup d\'anti sociaux mais soit on s\'attaque au problème ou soit on fait semblant.

5. lundi 08 janvier 2007, 18:29 Hector Archytas

Je travaille aujourd\'hui a Londres chez un broker sur le marche de la dette governmentales. Par exemple, j\'ai developpe le pricing de la dette italienne (CCT: Floating Note). La dette des gouvernments change de main tous les jours. Il n\'y a aucun moyen de savoir qui la detient. Les 50 % de Mr Chirac sont les souscripteurs initiaux de la dette pas les detenteurs actuels qui ne peuvent etre connu avec exactitude. De plus, la plupart des francais fortunes ne vivent plus en France et leurs enfants ne seront pas francais. Endettement = Esclavage et domination etrangere. Les donnees macro-economique montrent que les dettes gouvernementales passent entre les mains des pays arabes et asiatiques: les futurs maitres de la France.

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