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Royaume-Uni : la décentralisation de l'offre de soins

Le modèle anglais dit "Beveridgien" se distingue des modèles français ou allemand. Fondé sur des principes d’universalité, de généralité et d’uniformité des prestations, il assure la gratuité des soins à l'ensemble de la population. Ce système, marqué par une forte domination du secteur public, est financé par l'impôt.

La crise du National Health Service

A sa création, en 1948, le National Health Service (NHS) est un système de soins très intégré et soumis à une forte centralisation hiérarchique. La fossilisation progressive du système et les dysfonctionnements constatés tant dans la qualité que dans les conditions d'accès aux soins, incitent le gouvernement de Margaret Thatcher à remettre à plat son organisation pour y introduire des mécanismes de type concurrentiel.
Si la réforme Thatcher sort le NHS de sa torpeur, elle suscite des mécontentements : on critique la pénurie de médecins, le délabrement généralisé des hôpitaux ou encore l'allongement des délais d’attente imposés aux patients.

Les leviers de la réforme Blair

La réorganisation lancée par Tony Blair à partir de 1998 vise à corriger ces dysfonctionnements en s'appuyant sur quatre leviers :

  • La décentralisation des décisions au niveau des hôpitaux et des centres de soins primaires ;
  • La mise en concurrence accrue des opérateurs ;
  • Une augmentation substantielle des crédits publics consacrés à la santé ;
  • Un accroissement du contrôle et de l’évaluation des acteurs.

Cette réforme a permis de préserver le système universel et d'améliorer son efficacité : les files d'attente se sont ainsi sensiblement réduites grâce à l'informatisation générale des dossiers médicaux. Toutefois, certaines questions demeurent ouvertes, comme par exemple l'accès aux hôpitaux. Le risque d'une dérive des dépenses publiques de santé est par ailleurs fréquemment pointé du doigt.

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Les réactions

1. jeudi 13 avril 2006, 22:33 Amilcar

votre analyse du système de santé britannique, sans doute du fait de son caractère synthétique, est erronée : - il n'y a pas de décentralisation de la décision, il y a une séparation fonctionnelle entre acheteurs et offreurs de soins au niveau local. Certains hôpitaux (les foundation hoSpitals) sous statut spécifique se sont vus reconnaître une autonomie plus grande, mais ils ne sont pour l'instant qu'une cinquantaine; - Plus qu'une mise en concurrence des opérateurs (les privé compte pour moins de 5% dans les dépenses de santé britanniques), il s'agit surtout de créer un "marché interne du NHS", c'est à dire introduire des mécanismes d'achat et de vente au sein d'une organistaion entièrement publique de 1.3M de personnes, fortement syndiquées, aussi difficile à gérer que l'Education nationale en France; - Les hôpitaux publics ne posent pas, à franchement parler, de problème d'accès. Les urgences sont performantes et largement ouvertes (d'ailleurs surdimensionées). Ce qui pose "problème, aux yeux français, c'est d'attendre deux mois une opération non urgente. Mais, par définition, si elle est non urgente, qui peut s'en plaindre ? - Je conteste vigoureusement l'idée d'une dérive des dépenses de santé. Je crois cependant que ce système de marché interne nécessite des politiques courageux pour résister aux demandes des citoyens (mais n'est-ce pas le cas dans tous les systèmes de santé du monde, du moins ceux qui souhaitent limiter autant que possible la croissance des dépenses de santé?).

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