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Allemagne : la modernisation du système bismarckien

Proche du modèle français dans sa philosophie et confronté à des difficultés comparables, le système d'assurance maladie allemand a profondément évolué depuis la réforme de 2003, conduite dans le cadre de l'"Agenda 2010" du chancelier Schröder.

Les grands axes de la réforme de 2003

Cette réforme s'est articulée autour de trois axes.
Le gouvernement a d'abord cherché à agir sur le comportement des assurés sociaux en relevant le niveau des tickets modérateurs et en instaurant une taxe dite "de cabinet", prélevée lors de chaque consultation.
Des mesures d'économies plus directes ont également été engagées, à travers une diminution du niveau des prestations servies : ont ainsi été "déremboursés" les médicaments non prescrits, les lunettes ou encore les frais d’ambulance.
Enfin diverses mesures ont été mises en œuvre afin d'améliorer le fonctionnement global du système. Elles visaient notamment à rationaliser ce fonctionnement, en privilégiant l'autonomie de gestion et la mise en concurrence accrue des caisses, l'instauration d'un médecin "référent" obligatoire, point d'accès unique au système de santé, le renforcement du contrôle et de l'évaluation des médecins avec l'obligation pour ceux-ci de suivre une formation continue, et la création de "centres pour la qualité de la médecine", en charge de la diffusion des "bonnes pratiques".

Cette réforme s'est articulée autour de trois axes :

  • Le gouvernement a d'abord cherché à agir sur le comportement des assurés sociaux en relevant le niveau des tickets modérateurs et en instaurant une taxe dite "de cabinet", prélevée lors de chaque consultation ;
  • Les mesures d'économies plus directes ont également été engagées, à travers une diminution du niveau des prestations servies. Les médicaments non prescrits, les lunettes ou encore les frais d’ambulance ont ainsi été "déremboursés" ;
  • Enfin, diverses mesures ont été mises en œuvre afin d'améliorer le fonctionnement global du système. Elles visaient notamment à rationaliser ce fonctionnement, en privilégiant :
         - L'autonomie de gestion,
         - La mise en concurrence accrue des caisses,
         - L'instauration d'un médecin "référent" obligatoire, point d'accès unique au système de santé,
         - Le renforcement du contrôle et de l'évaluation des médecins avec obligation pour ceux-ci de suivre une formation continue,
         - La création de "centres pour la qualité de la médecine", en charge de la diffusion des "bonnes pratiques".

Un débat qui reste ouvert

Si la réforme a permis d'améliorer la gestion du système et de mieux maîtriser les dépenses de santé, le débat sur l'efficacité du système reste vif outre-Rhin, notamment depuis la remise en 2003 du rapport Rürup. En effet, à travers ce texte, toute une interrogation s'est faite jour sur la pérennité même du système bismarckien et son principe de solidarité.

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Les réactions

1. vendredi 24 mars 2006, 20:51 Laure

Vous oubliez que dans le système allemand on peut prendre une assurance privée qui rembourse au premier euro. Plus de 12% des Allemands sont ainsi assurés. En France, le "monopole" de la Sécu est aboli en droit, depuis les directives de 1994 retranscrites en droit français. Une chose que les gouvernements ont toujours soigneusement cachée. http://quitter_la_secu.blogspot.com/

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