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Les points de blocageLes réformes en coursEtat des lieux

La maîtrise des dépenses de santé passe par une responsabilisation accrue des acteurs du système, des laboratoires aux assurés, en passant par les prescripteurs de soins. Or tous les efforts accomplis en ce sens se sont heurtés à de vives réactions.

Le mythe de la dépense vertueuse

Le débat sur l'assurance maladie semble faussé par les idées reçues qui l’entourent, dont la plus tenace suggère que la santé ne peut faire l’objet d’une approche économique, par les bénéfices et par les coûts. La dépense de santé est considérée par nature comme "vertueuse", alors qu’à l’inverse, la recherche d’une meilleure efficacité dans le fonctionnement du système de santé nuirait mécaniquement à la qualité des soins.

La difficile responsabilisation des acteurs

Les jeux d'acteurs expliquent également ce blocage :

  • Les laboratoires mettent en avant les coûts de la recherche pour s'opposer à des baisses trop importantes sur les prix des médicaments
  • Malgré une pression accrue de la CNAM, les médecins n’ont pas véritablement changé leurs habitudes en matière de prescription : au regard des normes de "bonnes pratiques", les ordonnances sont encore souvent trop longues, les prescriptions de génériques trop limitées et les arrêts de travail trop généreux. 
  • Enfin, les assurés eux-mêmes sont parfois réticents à l’idée de se voir prescrire des médicaments génériques ou d’avoir à traiter avec un "médecin référent".

Si les différents acteurs semblent avoir pris conscience des faillites du système, ils espèrent trop souvent que d’autres fourniront l’effort nécessaire aux réformes.

La carte hospitalière, une réforme impossible ?

Personne ne le conteste aujourd’hui, la carte hospitalière n'est plus adaptée à la réalité des besoins et ses dérives sont avérées : d’un côté, il existe des établissements sur-dimensionnés, qui pèsent sur les comptes sociaux alors que le niveau de leur activité ne le justifie nullement . De plus, cette sous-activité peut , dans certaines conditions, ne pas garantir suffisamment la sécurité des malades. D’un autre côté, on peut observer dans certaines zones un allongement des files d'attente au détriment de la qualité et de l'égalité d'accès aux soins.

Pourtant, personne ne semble prêt à faire évoluer la situation :

  • Les personnels des hôpitaux privilégient, dans leurs revendications, la hausse des effectifs et s'opposent aux redéploiements qui pourraient en limiter l'ampleur ;
  • Les élus locaux, qui président les conseils d’administration des hôpitaux, mettent en avant le rôle économique local de l’hôpital pour s'opposer à toute fermeture d'établissement ;
  • Les citoyens enfin, voient dans la proximité d’un hôpital le remède à tous leurs maux, alors que cette proximité peur parfois nuit à leur sécurité (trop peu d'actes sont réalisés) et s'accompagne d'un coût qu'ils supportent directement.

Face à ces blocages, les marges d'action de l'Etat paraissent extrêmement limitées : la réforme de la carte hospitalière relèverait-elle de la mission impossible ?

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Les réactions

1. jeudi 23 novembre 2006, 03:35 Michel BONNET

Cci est un commentaire général sur les thèmes abordés par votre site : Si je suis tt à fait d'accord avec vous, je pense que la campagne devra absolument s'adresser en priorité aux classes motrices, c'est à dire ceux qui paient, ceux qui travaillent, ceux qui produisent, ceux qui donnent tout et ne demandent rien. Ceci pour deux raisons, la première est que l'on doit arrêter de tout promettre aux légions de parasites dont notre pays est si richement doté, la seconde parce que si l'on décourage les plus actifs, les plus contributifs, la machine s'arrêtera...faute de carburant. Et il ne faudra pas compter sur nos assistés de tt poil pour pousser !!!

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