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 x 3 : c'est le chiffre par lequel a été multipliée la part de la richesse nationale consacrée aux dépenses publiques de santé entre 1960 et 2004, passant ainsi de  2,4 à 7,5%.

10,4% : c'est le taux de participation financière des ménages français à la dépense totale de santé. A titre de comparaison, ce taux atteint 22,6% en Italie et 23,5% en Espagne.

+7% : c'est le taux de croissance annuelle moyenne des dépenses en médicaments entre 2000 et 2004.




La dépense publique de santé a connu au cours des dernières décennies une progression considérable : alors que la France y consacrait 2,4% de sa richesse nationale en 1960, ce chiffre s’élève aujourd'hui à plus de 7,5%.

Ce phénomène est loin d’être propre à la France. Comme dans la plupart des pays d’Europe occidentale :

  • Le progrès technique a permis la mise au point de traitements plus efficaces, mais aussi souvent plus coûteux ;
  • Par ailleurs, le vieillissement démographique s'est inévitablement accompagné d'une médicalisation accrue de la population.

Pourtant, il existe bien, en matière d'assurance-maladie, un problème spécifiquement national : en effet, si notre système affiche des résultats globalement satisfaisants (en témoignent notamment les comparaisons internationales en matière d'espérance de vie à la naissance), c'est au prix d'une dérive financière préoccupante. Notre système de santé semble à bout de souffle, incapable de maîtriser la dynamique inflationniste de la dépense. L’ampleur des déficits contraint l’Etat à le réformer presque chaque année, déresponsabilisant ainsi les partenaires sociaux qui en ont en principe la charge.

Certaines réformes, il est vrai, ont été plus novatrices que d'autres : près d'une décennie après le plan Juppé, le plan Douste-Blazy a initié quelques évolutions importantes, comme la mise en place d'une "filière de soins" autour du "médecin traitant". Ces mesures n’auront cependant qu’une portée limitée sur le plan financier, avec des effets visibles seulement à moyen terme.  Autant dire que la dynamique inflationniste de la dépense est loin d’être enrayée.


 

D'autres pays ont pourtant entrepris de mener des réformes plus volontaires. Assez proche dans sa philosophie du modèle français, le système d'assurance maladie allemand a ainsi connu, sous l'impulsion du chancelier Schröder, de profondes évolutions. Le système de santé hollandais s'est également réformé en modifiant profondément sa gouvernance. Le système britannique, enfin, qui repose sur des bases très différentes, s'est lui-même adapté après avoir traversé, au cours des années 1990, une crise sévère.



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Les réactions

66. samedi 25 mars 2006, 08:15

les solutions, quelle qu'elles soient, devraient être fondées sur les chiffres qui sont vraiment importants ici, à savoir : 99% des dépenses vont à la cure, 1% des dépenses vont à la prévention...

65. dimanche 26 mars 2006, 12:40 JOLAIN

Beaucoup plus que des "systèmes de santé", c'est la dissuation qu'il conviendrait de développer pour résoudre les déficits monstrueux de l'Assurance-Maladie. Instaurer des franchises de remboursement pour faire la chasse malades imaginaires qui, du même coup, se sentiraient beaucoup mieux. Ficher les médeçins aux ordonnaces démesurées. Se demander par quel miracle les salariés du secteur privé et les membres des professions libérales, commerçants et artisans sont finalement en bien meilleure santé que les salariés du secteur public.

64. dimanche 26 mars 2006, 20:33 Candide

Effectivement , d'une part se pose le problème de la prévention. Ensuite Quid du lobbying de l'industrie chimico-pharmaceutique, qui ne posse vraiment pas à la modération....

63. vendredi 31 mars 2006, 09:36 Laure

Le monopole de la Sécu est aboli depuis la transcription en droit national (en 2001) des directives européennes de 1994. L'organisation de la sécurité sociale est avant tout immorale et, pour cette raison, il faut qu'elle soit obligatoire pour exister. Si elle était morale, elle n'aurait pas besoin pour exister de l'arme de l'obligation qui, il faut y insister, est la négation de la responsabilité de l'être humain, i.e. la négation de sa dignité. Le salarié est même privé de sa liberté de choisir de ne pas respecter l'obligation puisque c'est son employeur qui verse, pour son compte, les cotisations. L'organisation de la sécurité sociale vous fait vivre dans une étable que ses constructeurs en octobre 1945 espéraient à terme élargir à tous les domaines de la vie humaine, à l'exemple de la grande soeur, l'URSS. La S.S. maladie est étatique et obligatoire : il y a par construction déresponsabilisation de l'assujetti, il n'a plus d'indicateur pour agir : peu importe les chiffres. Il serait logique qu'obligé, il sur-consomme, il ne saurait être responsable puisqu'obligé, le législateur le prive, le spolie de sa responsabilité. Il est absurde de lui reprocher une surconsommation. Heureusement des assurances privées existent, bien moins chères et de meilleure qualité. http://quitter_la_secu.blogspot.com/ http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=S%C3%A9curit%C3%A9_sociale

62. lundi 03 avril 2006, 14:53 ISA

Ce qui serait vraiment intéressant de savoir, c'est quel type de dépenses de santé augmente, et pour quelle tranche d'âge. Nous aurions, à mon avis, quelques surprises de taille.

61. jeudi 06 avril 2006, 17:16 Frédéric

Un système où les médecins sont payés au nombre d'actes médicaux, sans contrôle de leur utilité, peut-il être sauvé de la faillite? Ma proposition: Rémunérer les médecins en fonction du nombre de patients "en portefeuille", leur imposer de voir tous leurs patients au moins une fois par an (ce qui remplacerait la médecine du travail) avec des primes liées à des critères de médecine préventive (taux de femmes dépistées du cancer du sein, taux de personnes étant venu au moins une fois chez le dentiste, suivi des vaccinations, etc) cette organisation résoudrait à mon sens plusieurs problèmes: la maîtrise des dépenses liées aux consultations, la répartition géographique des médecins (il deviendrait moins rentable de s'installer sur la côte d'azur où les consultations multiples de personnes âgées ne rapporteraient rien de plus) et l'amélioration de la prévention.

60. vendredi 07 avril 2006, 11:31 Arly James

La vraie question c'est : Quelle santé et à quel prix ? Subsidiairement, notre système de soins est-il aussi performant qu'on le dit ? Réponse partielle : Pourquoi devons-nous importer des patients pour éviter de fermer des lits et des cabinets (Afrique, Europe entière, et maintenant Asie et Moyen-Orient, etc...), le tout pour "faire des actes" ? Très subsidiairement : Pourquoi les Lorrains et Alsaciens sont-ils aussi bien soignés que nous, pour juste un peu plus cher (mais les taux sont variables d'une année sur l'autre) sans avoir une once de déficit ? Seraient-ils moins bêtes que le reste des français ? Ou me trompe-je ?

59. mardi 11 avril 2006, 18:19 Herve

Je trouve que votre analyse du financement est incomplète car elle n’aborde pas l’origine du financement de la SS qui représente selon votre dernier camembert 77% du financement du risque maladie. La question qui se pose est à mon sens de savoir s’il faut transférer les cotisations sur les salaires (salariales ou patronales) qui financent la maladie sur une TVA sociale comme le pratique le Danemark.

58. jeudi 13 avril 2006, 09:43 Arly James

Très juste Hervé ! Mais je te fiche mon billet que nous verrons alors "partir" la Valeur Ajoutée dans des contrées plus favorables... Les taux et les assiettes ne sont déjà pas les mêmes d'un pays européen à un autre, malgré un quart de siècle d'harmonisation (6° directive)... Je ne te raconte pas la débacle (de tout autre entreprise que les TPE assises sur leur marché local) !

57. jeudi 13 avril 2006, 11:54 Herve

Arly, je ne partage pas du tout ta remarque, au contraire ! Si les cotisations SS étaient assises sur le HT des produits et services vendus en France (principe de la TVA), cette cotisation frapperait autant les produits « made in France » que les produits importés. Alors qu’actuellement, le coût de la SS par le biais des salaires désavantage nos produits. Par ailleurs, nos exportations (qui sont facturées HT), verraient leur prix baisser du fait qu’elles supporteraient moins de charges sociales. Notre économie, serait donc plus compétitive et cette mesure je le pense ramènerait de la valeur ajoutée (et donc de l’emploi) dans l’hexagone. Resterait le problème des frontaliers, comme pour les cigarettes, problème marginal au regard du gain escompté.

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