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 Gérard Larcher, ministre délégué à l’Emploi, au Travail et à l’Insertion professionnelle des jeunes, a répondu à vos questions jeudi 21 décembre 2006.



Quelles réformes pour 2007 ?

 

zouzou:  Que pensez-vous du Smic à 1 500 Euros ? 

Gérard Larcher:  Le Smic est aujourd'hui à 1 254 euros; si nous suivons les évolutions telles que nous les avons connues depuis 5 ans, nous aurons dépassé les 1500 euros. Le vrai sujet, c'est le pouvoir d'achat des salariés.
Mais le Smic ne doit pas être notre seule préoccupation. Les salaires compris entre 1,3 et 3 SMIC, ceux de la classe moyenne, évoluent plus lentement que le Smic.
Par ailleurs, il faut trouver un équilibre entre pouvoir d'achat et compétitivité des entreprises. Si nous voulons des entreprises fortes, capables d’affronter la concurrence et qui créent des emplois, il faut aussi maîtriser le coût du travail. Le coût du travail doit-il supporter toute la protection sociale ? C’est une vraie question. 

moujo:  Plus des 2/3 des jeunes français souhaitent entrer dans la fonction publique. On le voit bien, la tendance de l'embauche dans ce secteur est à la baisse. Deux questions. Comment expliquez vous cette volonté? Comment comptez vous motiver les jeunes à vouloir travailler dans le secteur privé? 

Gérard Larcher:  Les jeunes, aujourd'hui, ont de vraies interrogations sur l'entreprise. Pour ceux qui n'ont pas une formation professionnalisante, l'entrée dans la vie active est souvent chaotique. C'est parce qu'ils sont parfois mal préparés à l'entrée dans l'entreprise qu'ils ont envie d'être protégés par un statut.
La question est donc d'abord celle de la formation, et avant celle-là, celle de l'orientation. Quand je pose la question à des jeunes, moins d'un sur dix me dit avoir été orienté vers sa filière par le système officiel d'orientation. Cette question est majeure. Après la formation, il faut veiller à sécuriser les parcours professionnels. Les jeunes sentent bien qu'à l'inverse de leurs parents et de leurs grands-parents, ils passeront, au cours de leur vie, par plusieurs entreprises. Il ne faut pas que ces changements soient vécus comme autant de drames personnels. C'est toute la question de la formation tout au long de la vie.

michel:  Les délocalisations suppriment des emplois en France. La logique voudrait que d'autres emplois à plus forte valeur ajoutée se créent. Or notre système éducatif n'est pas adapté à cette nouvelle demande. Comment peut-on améliorer ce système ? 

Gérard Larcher:  Le débat sur les délocalisations révèle une vraie angoisse chez les Français. Derrière le « non » au référendum de 2005, et la représentation caricaturale du plombier polonais, il y avait une question : est-ce que l'Europe nous protège vraiment ?
Mais le sujet des délocalisations est plus complexe qu'on ne l'imagine. Plusieurs rapports récents - du Sénat, de l'Assemblée - démontrent qu'il y a certes des délocalisations, mais aussi des relocalisations. Il y a de forts déséquilibres territoriaux, avec créations d'emplois ici, et destructions là. L’enjeu de la mobilité est donc décisif. 
La lutte contre les délocalisations passe notamment par la mise en place des pôles de compétitivité, qui lient les universités, les centres de recherche et les entreprises ; qui lient production et commercialisation ; qui lient enfin grandes entreprises et PME. Elle ne passe pas par l'invention de barrières, qui sont des tigres de papier.

josh:  Quelles solutions pour résoudre le problème de l'emploi des seniors 

Gérard Larcher:  D'abord, il y a un constat : la France figure dans le wagon de queue en Europe pour l’emploi des seniors – nous sommes les avant-derniers, avant les Belges. Avant la réforme Fillon, le taux d'emploi des seniors était en dessous de 37%. 
Nous avons vécu sur un mythe : nous pensions qu’en faisant partir un senior en pré-retraite, un jeune allait le remplacer. On sait bien que ça n'a pas marché : le taux d'activité des jeunes est resté faible. Cette situation n'est pas acceptable. Quand on se prive des seniors, on se prive d'expérience, de compétence ; on perd la transmission des savoirs. Il faut arrêter d'avoir la peur au ventre quand, après 50 ans, on se trouve convoqué chez le DRH ! 
Par ailleurs, il faut avoir en tête que, même si la démographie française reste relativement dynamique, 80% des emplois seront à remplacer dans les 20 ans à venir. Il faut donc que ce remplacement se fasse sans heurt, sans choc.
Enfin l'espérance de vie augmente ; si nous voulons préserver notre modèle social, il faudra allonger le temps de travail au long de la vie.

poulain:  On va travailler de plus en plus ??? Jusqu'à quel âge ? 

Gérard Larcher:  Il faut laisser aux Français un libre choix ; mais il faut aussi leur dire la vérité. Avant, celui qui travaillait au-delà de 160 trimestres ne touchait rien de plus ; nous venons de publier un décret qui donne une sur-cote à celui qui continue à travailler au-delà des 160 trimestres. Il faut continuer à aménager les fins de carrière, encourager les cessations progressives d'activité et le cumul emploi-retraites ; il faut aussi arrêter de taxer les entreprises - la taxe Delalande a eu un effet dissuasif sur l’embauche des salariés âgés.  Le plan senior, fruit du travail des partenaires sociaux d’abord entre eux puis avec l'Etat, entend donner aux salariés un vrai avenir après 50 ans. Pour cela, il faut s’y préparer, et préparer dès l'embauche ! Il faut établir un vrai bilan de compétences avant 45 ans, faire régulièrement des bilans de santé, et recourir à la formation tout au long de la vie. 
Notre objectif, avant la fin de l’année 2010, est de faire remonter à 50% le taux d’emploi des seniors : il va falloir aller vite ! Mais d'autres pays ont réussi avant nous, comme la Finlande - dont la situation était comparable à la nôtre. C'est dans cet objectif que nous avons lancé une campagne dans les médias ; c’est également le sens des assises régionales que nous organisons régulièrement. Au cours de la dernière en date, en Ile-de-France, l’engagement des partenaires sociaux, et notamment du Medef Ile-de-France, m’a fortement impressionné.

SamGil:  Bonjour, que pensez-vous de la généralisation des 35h que recommande Ségolène Royal ? 

Gérard Larcher:  Aucun pays ne nous a jamais imités sur la voie des 35 heures. Les gouvernements Raffarin puis Villepin les ont assouplies, en augmentant le volant des heures supplémentaires, en maîtrisant le coût du travail, et en favorisant le temps choisi. D'ailleurs, le temps de travail moyen des Français s’est stabilisé, après cinq années de baisse continue.
Il y a 2 ans, Bosch a fait la une des journaux en portant sa durée du travail à 36h30 ; aujourd'hui, des centaines d'entreprises concluent des accords de ce type, approuvées par leurs salariés, et personne n'en parle plus. Il faut donc sortir de l'idéologie. La notion de durée du temps de travail a un sens, sur le plan de la sécurité et de la santé des salariés : face à nos partenaires européens, nous avons défendu l’idée d’un temps de travail maximal, à inscrire dans la directive. Mais, dans le respect de ces normes, il faut aussi rester compétitifs, et permettre aux Français de travailler plus s'ils le souhaitent.
Au début de la prochaine législature, il faudra faire un bilan de ce dossier ; on disposera d’ailleurs du rapport que le Premier ministre vient de commander au Conseil d’Analyse Economique sur la question des heures supplémentaires. On aura ainsi une base pour savoir s'il faut aller plus loin, ou s’il est préférable de mieux utiliser les outils existants

patriick:  Souhaitez-vous développer l’apprentissage, une des meilleurs tremplins vers le monde du travail pour les jeunes ? 

Gérard Larcher:  La formation en alternance, c'est l’une des priorités du plan de cohésion sociale. Nous nous sommes fixés l'objectif de 500 000 apprentis en 2009 ; nous sommes en chemin pour atteindre cet objectif, puisque la croissance du nombre d'apprentis est supérieure à 10% par an. Nous y travaillons avec les régions, dans le cadre des contrats d'objectifs et de moyens. L'apprentissage doit être possible à tous les niveaux, depuis le CAP jusqu'à bac+5, et dans les grandes comme les petites entreprises. C’est une voie quasi garantie d'insertion professionnelle : 85% des jeunes trouvent un contrat de travail pérenne après leur apprentissage. Pour que l'apprentissage fonctionne, une bonne orientation des élèves et des étudiants est nécessaire : il faut savoir leur présenter les métiers, et les débouchés des filières.

mamas:  Vaste sujet : les femmes et le travail : prolème de garde d'enfants, salaires plus bas, congès maternité ... Qu'en pensez-vous ? 

Gérard Larcher:  La France est un pays où le taux d'activité féminin est élevé, et ceci alors même que la natalité y est élevée ; on peut donc concilier, en France, vie professionnelle et vie familiale. La France a conduit depuis 1945 une vraie politique familiale, en favorisant en particulier les différents modes de garde d‘enfants. Mais la société a évolué : les femmes doivent être mieux accompagnées dans leurs problèmes de gardes d'enfants, et il faut mieux lutter contre les inégalités salariales, qui restent fortes (autour de 20%). 30% des salariés à temps partiel souhaiteraient travailler plus ; et parmi eux, beaucoup de femmes, avec des enfants, qui ont des difficultés à concilier vie professionnelle et vie personnelle.
J’insiste beaucoup sur la situation de ces femmes ; avec Catherine Vautrin, nous nous sommes saisis du dossier. Les crédits d'impôts peuvent être un moyen de développer les modes de garde. La Validation des Acquis de l’Expérience doit également bénéficier aux femmes qui travaillent à temps partiel. Bref, il faut tout faire pour concilier ces différentes dimensions - vies personnelle, familiale et professionnelle.

fifi:  Où en est la simplification du code du travail? 

Gérard Larcher:  On fête cette année les 100 ans du ministère du Travail. Ce ministère est né d’une volonté de protéger le salarié. Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin d'un ordre public social, et d'un code du travail. Encore faut-il que ce code soit compréhensible, lisible et applicable. Encore faut-il qu'il soit adapté à la réalité du monde du travail aujourd'hui, qu'il prenne en compte la mondialisation et la concurrence internationale.  Il y a plus de 2 ans, nous avons entrepris de re-codifier le code du travail, en concertation avec les partenaires sociaux, pour parvenir, à droit constant, à un texte plus lisible et mieux compréhensible Ce travail sera achevé en mars, après une large concertation avec les partenaires sociaux, et en liaison avec le Conseil d'Etat.

Berenice:  J'aimerais rebondir sur votre remarque sur le fait de donner un sentiment de sécurite aux individus (thème: délocalisations). Je trouve que la culture du travail parmi ma génération, les 25-35 ans, n'est pas prête à se retrousser les manches pour affronter un monde où d'autres moins bien lotis sont, eux, avides de travailler dur. Y a-t-il un problème de culture du travail à traiter dès l'école ?  

Gérard Larcher:  Hier, j'étais au Sénat pour remettre leur diplôme aux meilleurs apprentis de France. Pour ceux qui désespèrent, c'est une bonne thérapie : ces jeunes rayonnaient, portaient en eux l’envie de réussir. Si vous n'êtes pas bien orientés, si vous n’entrez au contact du monde de l'entreprise, vous ne pouvez pas ex nihilo développer une culture de la valeur travail. La loi Aubry a changé le rapport au travail, et l'équilibre entre travail et loisirs. Il faut reconstruire l'attractivité des filières professionnelles. C’est ce qu’a fait par exemple le BTP, et avec succès, puisque aujourd’hui, les CFA du BTP sont pleins.

madoz75:  Selon vous, quelles sont les 3 réformes prioritaires pour l’emploi à mettre en œuvre après les élections de 2007 ? 

Gérard Larcher:  Il faut d’abord consolider le service public de l'emploi en poursuivant le rapprochement ANPE – Assedic - missions locales - formation professionnelle. La situation de l'emploi s'est améliorée depuis février 2005 (350 000 chômeurs de moins). Néanmoins il reste plusieurs centaines de milliers d'offres non satisfaites. Si l’on parvient à réduire d'une semaine le temps moyen (6 semaines) de mise en relation par l'ANPE entre offre et demande, on fera baisser de 60 000 le nombre de chômeurs. Il faut par exemple aboutir sur le sujet du dossier unique du demandeur d'emploi. L'exemple donné par certaines Maisons de l'emploi prouve que lorsque tous les acteurs travaillent ensemble, ça marche !
L'autre priorité, c’est la sécurisation des parcours professionnels. Le débat sur la nature du contrat ne doit pas l’occulter. Le dialogue avec les partenaires sociaux devrait nous permettra d’avancer sur ce point. 
Enfin, dernière priorité, la gestion prévisionnelle : il faut que les gens cessent de penser en termes de "perte d’emplois" et pensent en termes de "changement de métier".

tayo:  Ségolène Royal, sur son blog Désirs d'avenir, a posé la question de la représentativité des syndicats en demandant aux français la manière dont il faut s'y prendre pour les encourager à adhérer à un syndicat. Selon vous, les syndicats sont-ils suffisamment représentatifs en France? Si non quelles mesures pourraient-elles être prises ? 

Gérard Larcher:  Mme Royal a eu la glorieuse idée de rendre obligatoire l'adhésion à un syndicat - ce qui est un comble dans une démocratie ! Fort heureusement, elle l'a rangée au magasin des accessoires. 
Ceci étant, je regrette qu'il n'y ait pas plus, notamment dans le privé, d'adhésions à des syndicats ; je regrette également que certaines entreprises n'adhèrent pas aux organisations professionnelles en charge de les représenter. Le sujet de l'adhésion est un sujet majeur. Nous vivons dans un système (institué par le décret de 1966) qui a eu ses mérites, mais qui a peut-être fait son temps. La volonté du gouvernement de faire bouger les choses a abouti au rapport Hadas-Lebel. Ce rapport, après un débat devant la commission nationale de la négociation collective, a été suivi d'un avis du Conseil Economique et Social. Cet avis, voté à la majorité malgré de fortes réserves, venant à la fois de certaines organisations syndicales et de certaines organisations professionnelles, recommande de définir de nouveaux critères de représentativité. Par quel type d’élection ? Avec quels seuils ? Comment réformer le lien entre syndicats et adhérents ? Toutes ces questions, nous les aborderons fin janvier 2007 lors de des rencontres avec les partenaires sociaux, pour tracer les grandes lignes d'un avant-projet de loi - qui sera proposé au pays, quel que soit le calendrier électoral.

polina:  en matière de réformes, êtes-vous adepte de la méthode forte, les 100 jours, ou de la douceur ? 

Gérard Larcher:  S’agissant de la méthode, un texte est actuellement au discussion au Parlement. Ce texte, qui sera bientôt soumis au Sénat, est l’un de très rares de la législature à n’avoir fait l’objet d’aucun vote « contre » lorsqu’il est passé devant l'Assemblée. Ce projet de loi indique que tout projet de texte touchant les relations du travail devra être au préalable soumis aux partenaires sociaux afin qu'ils fassent savoir s'ils souhaitent engager une négociation sur le sujet, et le délai qu'ils jugent nécessaire pour cela. S'ils choisissent de négocier et qu’ils aboutissent à un accord, le texte sera transmis par le gouvernement au Parlement après examen par les différentes commissions spécialisées. Si les partenaires sociaux n’entament pas de négociation, le texte sera soumis aux différentes commissions spécialisées, avant d’être transmis au Parlement. Dans tous les cas, la théorie des 100 jours n'a donc plus de sens, sauf urgence avérée (ou "motivée").

micmah:  Dans la Tribune des 4 et 6 décembre, l'entreprise Le creuset a tenté d'embaucher 50 personnes, en vain. L'ANPE a convoqué 30 personnes 11 se sont présentés 4 sont partis avant la fin de la séance. Soyons plus rigoureux, supprimons les indemnités de chômage pour ceux qui ne veulent pas travailler. Moralité le chef d'entreprise a mis les partenaires sociaux sur le fait accompli ; réduire la production, délocaliser ou faire travailler les volontaires 40 h avec paiement des heures supp. C'est le monde à l'envers. Que le Parti socialiste arrête de geindre. Monsieur le ministre Merci de votre réponse MUSCLEE je l'espère. 

Gérard Larcher:  Votre question est celle des abus possibles face au chômage : est-ce que des gens choisissent de se réfugier dans l'assurance chômage en profitant de la situation ? Ma conviction est que s'il existe des abus, l'immense majorité des chômeurs ne sont pas des braconniers ou des fraudeurs en puissance. Ceci étant, pour les fraudeurs, il faut savoir se montrer plus exigeant. Quand nous avons réformé le service qui contrôlait le suivi de la recherche d'emploi, nous avons prononcé 75% de décisions de suspensions de plus : on voit bien qu'il y avait des marges de progrès. Notre modèle de protection sociale donne des droits, mais il donne aussi des devoirs - et notamment celui de participer à la recherche d'emploi. Nous devons réfléchir à ce sujet pour la prochaine législature : est-ce qu’il ne faut pas revoir notre filet de sécurité, pour développer les incitations à revenir vers le travail ?

ZORA:  Après "la gueule de bois du Non" ... Et l'Europe de l'emploi ? 

Gérard Larcher:  Y a-t-il une Europe sociale ? Le traité de Rome repose sur le principe d'harmonisation dans le progrès. Parmi les objectifs du traité de Rome, il y a l'Europe sociale, c’est-à-dire la construction de valeurs partagées par tous les Européens. Le référendum de 2005 a prouvé que les peuples avaient le sentiment que l'Europe ne les protégeait pas assez d'une mondialisation sans règle. Il y a aujourd'hui, chez les responsables politiques, une conscience accrue de la nécessité de l'Europe sociale. Si elle n’insère pas une dimension sociale dans la mondialisation, si elle n’intègre pas, par exemple, de normes sociales dans ses relations commerciales, l’Europe continuera à susciter la crainte. 
Plusieurs signes sont encourageants : la directive services a abouti (le principe est acquis que c'est bien dans le pays d'accueil que s’applique le droit du travail) ; un fonds anti-choc pour les entreprises en difficulté a été mis en place, afin d’aider les salariés en Europe à changer de métier. Cette évolution est nécessaire si l'on souhaite rebondir dans la construction de l'Europe.

Gérard Larcher:  Merci à tous !

 

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