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Proposition : rendre l’école plus efficace et plus juste

La démocratisation de l’enseignement scolaire constitue un progrès social considérable, dont il faut cependant tirer les conséquences. L’organisation centralisée de l’Education nationale n’est plus adaptée à l’extrême diversité des situations des élèves. C’est pourquoi il faut accorder aux établissements scolaires une plus large autonomie financière, administrative et pédagogique, et donner un vrai pouvoir de direction au chef d’établissement.

Cette autonomie renforcée doit aller de pair avec une implication plus forte des parents d’élèves, appelés à détenir la majorité des sièges dans des conseils d’établissement investis de pouvoirs de surveillance et de contrôle.

En contrepartie de cette autonomie accrue, les établissements scolaires devront faire l’objet d’évaluations régulières, qui permettront de juger de leur capacité à atteindre des objectifs préalablement définis. Ces évaluations devront être rendues publiques par le ministère de l’Education nationale.

Les enseignants ont un rôle déterminant à jouer dans la réforme de l’école. Pour mieux les motiver, il est impératif de prendre davantage en compte, dans leur rémunération, les conditions d’exercice de leur métier. Il faut mettre un terme à la situation actuelle, dans laquelle les enseignants les plus jeunes, qui sont aussi les moins bien préparés et les moins bien rémunérés, sont affectés aux postes les plus difficiles.

Par ailleurs, la définition de l’obligation de service des enseignants doit être assouplie, afin de mieux prendre en compte les besoins d’une population d’élèves profondément transformée au cours des dernières décennies. Une présence accrue des enseignants dans l’établissement, sous la forme de tutorat et d’aide aux devoirs, doit être encouragée. Il n’est certes pas nécessaire que tous les professeurs de tous les établissements soient présents, au service des élèves et de leurs familles, au-delà de leurs heures de cours. Mais, là où c’est nécessaire, il faut inciter les enseignants volontaires à s’adapter à la diversité des situations pédagogiques et à travailler autrement, en leur offrant en contrepartie un complément de rémunération significatif.

Dernier volet de la réforme, l’enseignement professionnel. Il doit être valorisé comme une voie d’accès rapide et efficace à l’emploi. Pour cela, l’alternance doit devenir systématique dans les formations professionnelles de niveau CAP, BEP et bac professionnel.

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Les réactions

8. mercredi 17 janvier 2007, 19:13 Tann

Pour aller encore plus loin : supprimer le statut de fonctionnaire des professeurs et organiser un marché du travail où ce sont les directeurs d\'établissement qui embauchent sous contrat.

7. lundi 22 janvier 2007, 15:26 topor

Il faudrait évoquer plus en profondeur le problème des universités : 11% des jeunes diplômés Bac + 4 sont au chômage et cela 3 ans après leur sortie du système. Je vous conseille de lire à ce sujet un excellent article publié par un nouveau journal sur Internet : www.lavise.fr

6. lundi 29 janvier 2007, 11:16 millot

rendre l'école plus ludique et plus ouverte sur l'exterieur utiliser le visuel plus que l'oral car cette generation est plus captée par l'image ,je m'ennuyais à l'école et ma fille s'y ennuie aussi " c'est pas sorcier" de rendre l'école plus drole et attrayante , apprendre en s'amusant ,il y aurait moins d'échec scolaire (et en aimant)

5. vendredi 02 février 2007, 15:40 salle

Réforme !!!! que de mauvaises intentions se cachent derrière ce mot, je pense, plutôt pouvoir demander: quelle évolution pour que le système soit plus efficace et mieux intégré dans la société.???? D'abord il faut bien savoir que les élus et les maires en particulier ont une sainte horreur de notre institution scolaire. Une action simple ferait basculer l'école dans la société en confiant aux élus le soin d'organiser directement l'administration matérielle et morale de l'école des collèges et des lycées compris: Surveillance, repas, récré, intercours, études, absences, violences, tout ce que le système actuel est incapable de gérer et que l'administration maîtrise de moins en moins. Ainsi le système éducatif serait dans la société civile au lieu d'être à côté de la société comme une autre société différente de la vraie. la dichotomie ou séparation ne serait plus entre le sanctuaire éducatif et le monde extérieur. Les apprentissages, uniquement, seraient confiés à l'équipe pédagogique et foin du reste que les profs et l'administration actuelle ne peuvent pas maîtriser. Pourquoi ce changement? 41 ans d'expérience prof référent dans ma discipline, j'ai pu voir avec quel dédain les élus de droite venaient à reculons au conseil d'administration. Bien sûr les profs et la pédagogie resteraient du domaine de l'ETAT.

4. mercredi 07 février 2007, 00:53 Jeff

Je réagi tout à fait positivement à la proposition 1 : mettre le chef d'établissement au centre de l'amélioration scolaire et de la revalorisation des enseignants. Il faut bien sur revaloriser ce role de responsable d'établissement : Qui mieux que lui peux évaluer la qualité des enseignants et participer ainsi directement à leur avancement de carière ? Il faut lui donner les pouvoirs de sanction sur les élèves. Il doit pouvoir participer au recrutement de son équipe pédagogique. Un établissement scolaire est une petite entreprise. Elle doit etre dirigée par un direction compétente à qui l'on donne suffisement de pouvoir pour faire évoluer celle ci.

3. samedi 10 février 2007, 06:50 Morange Claude

Les chefs d'établissements ont beaucoup de pouvoirs mais ne les utilisent pas. Plus des trois quart d'entre eux (anciens profs)ont choisi cette voie pour fuir les élèves. Ils ne vont pas secouer le cocotier pour avoir un tas d'ennnuis avec leurs ex-collègues, étre flingués dans les conseils d'administration, se faire charrier par l'IA et le rectorat qui se réjouiront de leurs déboires plutôt que d'apporter leur aide. Il y a cependant quelques illuminés qui sont solides et fait pour cette tâche.

2. jeudi 14 juin 2007, 00:50 benoit

Je souscris à la nécessité de donner plus d'autonomie aux établissements. Toutefois je reste perplexe car une donnée importante me semble ne pas apparaitre (sauf si j'ai mal lu) : que fait-on des différences sociales, des établissements ghettos, etc. Une compétition entre établissements peut-être saine si chacun se bat à armes égales (voir le PISA sur le site de l'OCDE et les éléments de réussite du modèle finlandais / entre autres spécificités, la population scolaire est homogène). mais on sait que ce ne sera pas le cas. Quelles solutions CONCRETES sont envisagées pour mettre un terme à des situations déjà inacceptables.Car il ne faut pas se leurrer, aujourd'hui, dans les zones urbaines, les pauvres sont avec les pauvres et ils sont mauvais à l'école. Si l'objectif est qu'il faut permettre aux bons -et dont les parents ont les moyens de les soutenir- de ne pas être pollués par les pauvres -et sans avenir scolaire-, alors il faut assumer. sur la question du temps de service des enseignants : continuer de laisser planer le cliché des enseignants qui ne bossent que 18h/semaine n'est pas responsable. Les situations sont très variées selon les niveaux et les matières. sur la question du temps de présence des enseignants : une question matérielle n'est pas évoquée. Les locaux ne sont pas conçus pour permettre au personnel de demeurer sur place. Aucun enseignant n'a son bureau ou même un bureau partagé avec un ou deux collègues. Si cette configuration des bâtiments qui a un coût change, alors il sera possible, comme au Danemark, d'envisager d'organiser les services et temps de travail autrement.

1. mardi 24 juin 2008, 23:26 nicolas

Dans toutes ces propositions il y a du bon mais il me semble que chaque projet de réforme ou de rénovation ne peut faire fi en priorité de sa finalité: qu'est ce que nous voulons faire de nos élèves? Le comment en découlera si déjà on se mettait d'accord sur ce postulat (socle de compétences pourquoi pas...)... Ensuite vient le problème de la formation et du rôle du prof dans ce cheminement..pourquoi n'ouvrons nous pas les yeux: notre formation de prof est obsolète!!! le prof n'est il qu'un instructeur comme beaucoup semble le penser? la pédagogie, la relation,... ne sont pas des compétences à construire? Existe t il un site où des propositions seraient débattues?

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