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Proposition 1 : Promouvoir des universités plus autonomes, mieux dotées et plus compétitives

Dans un système universitaire dont les effectifs ont littéralement explosé, la centralisation ne peut plus être de mise ; pour être efficaces, les universités doivent donc pouvoir compter sur une autonomie accrue, à la fois sur le plan administratif, financier et pédagogique.

Cette autonomie étendue doit aller de pair avec une profonde réforme de la gouvernance. Le rôle du président d’université doit être renforcé : désigné par un conseil restreint, indépendant du pouvoir politique, des étudiants et des personnels, il doit se voir confier un véritable pouvoir exécutif.

Deuxième volet de la réforme de l’université : une remise à plat de leur système de financement. Les dotations financières de l’Etat doivent être accordées sur la base d’un projet stratégique et d’une évaluation prenant en compte la qualité de la recherche et la qualité de l’insertion professionnelle des étudiants. L’introduction de ce second critère devrait conduire les universités à limiter d’elles-mêmes les effectifs des filières de formation sans débouchés professionnels.

La contribution d’acteurs issus du monde privé – entreprises et personnes physiques – au financement des universités doit également être encouragée par un régime fiscal incitatif ; la fiscalité des fondations et des donations doit être révisée dans cette perspective.

Dernière source de financement, les droits de scolarité. La gratuité actuelle des études universitaires est un leurre. Faute de moyens suffisants, les universités ne sont pas en mesure d’offrir à leurs étudiants les prestations et les services qui se révèlent discriminants lorsqu’il s’agit d’accéder à l’emploi : apprentissage des langues, maîtrise des outils informatiques, stages en entreprise, séjour d’études à l’étranger… Cette situation favorise les étudiants issus de familles aisées, qui ont les moyens de financer par eux-mêmes ces dépenses, et pénalise directement les étudiants issus de milieux modestes. L’augmentation des droits de scolarité doit permettre de sortir les universités françaises du sous-financement ; elle doit être accompagnée de la mise en place de mécanismes d’aides importants (bourses, prêts à taux zéro avec des modalités de remboursement plus souples, etc.), afin que la décision de poursuivre des études supérieures soit déconnectée de la situation financière des étudiants et de leurs familles.

Enfin, pour lutter contre le manque de visibilité au plan international des universités françaises, la mise en place d’un réseau européen d’universités d’excellence doit être envisagé. Cette mesure permettrait aux universités européennes d’être plus compétitives face aux plus grandes universités mondiales et notamment américaines.

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